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Bouaké avait été l'an dernier au coeur de plusieurs mois de mutineries d'éléments de l'armée, qui s'étaient propagées à des villes de l'ensemble du pays (archives).

KEYSTONE/EPA/LEGNAN KOULA

(sda-ats)

Des militaires ivoiriens ont pillé et incendié dans la nuit de mardi à mercredi la base d'une unité d'élite de la police et de la gendarmerie à Bouaké. Cette ville du nord de la Côte d'Ivoire avait été l'épicentre des mutineries de soldats l'an dernier.

Des coups de feu avaient été entendus mardi en début de soirée et pendant une partie de la nuit aux abords du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO). Des hommes armés provenant d'autres unités ont alors investi le camp, détruit des bureaux et incendié quatre véhicules. Les hommes du CCDO, qui avaient évacué le camp dans la nuit, ont repris le contrôle du camp dans la matinée de mercredi, a constaté le journaliste de l'AFP.

Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a donné un bilan d'une "personne blessée", précisant que la "situation était calme". Il a confirmé que des "renforts" avaient été envoyés, notamment des "hélicoptères, des blindés légers et quelques centaines de personnels".

Il a également souligné qu'une réunion du Conseil national de sécurité aura lieu jeudi et abordera le sujet. Le porte-parole a aussi promis des "sanctions" pour les responsables.

"Différends personnels"

Ce regain de violences fait suite à plusieurs journées de tensions à Bouaké entre des participants aux mutineries de l'an passé et des membres du CCDO. Une personne au moins est morte lors de heurts dans la ville vendredi.

Selon une source militaire, il s'agissait de "différends personnels" entre membres de corps différents. Ce différend a dégénéré en bataille entre les unités qui s'affrontent sporadiquement depuis le 4 janvier.

Une partie des militaires présents à Bouaké demandent désormais le départ du CCDO, et notamment de son chef, selon une autre source militaire. Une colonne des forces de sécurité est partie d'Abidjan en direction de Bouaké pour faire cesser les incidents, a-t-on appris de source militaire.

Transformer l'armée

Jeudi, avant les incidents, le général Sekou Touré, chef d'état-major des armées ivoiriennes, avait présenté "ses excuses à la nation" pour les mutineries qui avaient ébranlé le pays en 2017 et promis qu'en 2018 l'armée remplirait "son devoir".

D'anciens rebelles intégrés dans l'armée s'étaient mutinés en janvier et en mai 2017, obtenant finalement le paiement de douze millions de francs CFA (14'000 francs) à 8400 militaires.

Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Alassane Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l'armée en une force "véritablement républicaine".

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ATS