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L'armée s'est déployée jeudi autour du palais présidentiel au Caire et a exigé le départ des partisans et des adversaires du président égyptien Mohamed Morsi, après des affrontements qui ont fait sept morts. M. Morsi, dont le renforcement des pouvoirs a plongé le pays dans la crise, a appelé en soirée l'opposition au dialogue.

Dans un discours en direct à la télévision, le président égyptien a assuré qu'il respectait la liberté d'expression.

"J'appelle tous les partis politiques à un dialogue samedi au palais présidentiel", a-t-il déclaré, précisant que les discussions devraient porter sur l'élaboration d'une loi électorale et sur une feuille de route à suivre après le référendum sur le projet de Constitution qui divise le pays.

"Les différends politiques devraient être résolus par le dialogue", a déclaré le chef de l'Etat, issu des Frères musulmans, après deux jours de violents affrontements entre ses partisans et ses opposants aux abords de la présidence.

Dans l'après-midi, l'armée a mis en place des barricades de barbelés à environ 150 m du palais présidentiel, après avoir ordonné aux manifestants de quitter les lieux.

Milliers de manifestants

Les partisans du président sont partis mais plusieurs milliers de militants de l'opposition se sont rassemblés à nouveau sur une place à environ 300 m du palais, scandant "le peuple veut la chute du régime", comme durant la révolte contre Hosni Moubarak l'an dernier. "Nous voulons un Etat civil, ni militaire, ni religieux", proclamait une banderole.

"Nous prévoyons d'autres défilés, qui partiront probablement de la place Tahrir. Nous avons eu beaucoup de blessés hier (mercredi) soir, et nous ne voulons pas que leur sang ait coulé pour rien", a dit un responsable du Front de salut national, qui regroupe les différentes forces d'opposition.

Les heurts entre partisans et adversaires du président ont duré toute la nuit et sept manifestants, selon un nouveau bilan de sources médicales, ont été tués et des centaines blessés. Les autorités ont fait état de 644 blessés et de 50 arrestations. Il s'agit des pires violences depuis l'élection en juin du premier président islamiste d'Egypte.

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ATS