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Dans la nuit de samedi à dimanche, la situation semblait moins tendue en milieu de nuit hormis quelques voitures incendiées, notamment au Breil. A 02h00, la police ne dénombrait que sept voitures brûlées.

KEYSTONE/AP/FRANCK DUBRAY

(sda-ats)

Un calme relatif était revenu samedi soir à Nantes. La mort d'un jeune homme, tué mardi par un policier, a provoqué quatre nuits consécutives de violences urbaines dans les quartiers dits "sensibles" de cette ville de l'ouest de la France.

La nuit de vendredi à samedi avait déjà été plus calme que les précédentes, selon la police. Celle-ci avait dénombré 35 véhicules incendiés sur toute l'agglomération, notamment à Saint-Herblain, Orvault, Rezé et dans les quartiers nantais du Breil et de Bellevue, contre une cinquantaine les nuits précédentes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la situation semblait moins tendue en milieu de nuit hormis quelques voitures incendiées, notamment au Breil, a constaté l'AFP. A 02h00, la police ne dénombrait que sept voitures brûlées et aucun affrontement avec les forces de l'ordre n'avait été signalé.

Partie civile

Samedi, la famille du jeune homme tué par le policier a annoncé qu'elle se constituerait partie civile dès lundi, a annoncé à l'AFP Loïc Bourgeois, avocat de la mère et de la soeur de la victime, 22 ans, originaire de Garges-lès-Gonesse, dans la région parisienne. Pour l'heure, "ils veulent qu'on les laisse tranquilles avec leur drame", a-t-il ajouté.

Le policier auteur du tir a été inculpé vendredi pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et remis en liberté sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du procureur de la République de Nantes Pierre Sennès.

Entendu une première fois le mercredi matin, le CRS a d'abord dit avoir tiré en légitime défense. Mais à la fin de sa garde à vue, vendredi matin, il a expliqué "qu'en réalité il a tenté de se pencher dans l'habitacle du véhicule pour saisir le volant et essayer d'arrêter la manoeuvre", a relaté le procureur. "C'est à ce moment là, indique-t-il, dans le cadre de ce qu'il appelle un corps-à-corps, que le coup de feu est parti accidentellement pour toucher mortellement le conducteur".

Trois phases

Selon le procureur de Nantes, les faits se sont déroulés en trois phases. D'abord, un contrôle de police d'environ "10 à 15 minutes", initié parce que la victime ne porte pas de ceinture. Constatant qu'il possède de faux papiers, les agents lui demandent de se garer et de les suivre au commissariat.

Puis il y a la deuxième phase, lorsque le jeune homme de 22 ans tente de fuir en reculant. Dans sa course, le conducteur frôle un fonctionnaire de police" avec "à ses côtés deux enfants". Le policier "se projette sur le bas-côté" et emporte avec lui "une fillette qui aurait pu être heurtée par le véhicule du fuyard", précise le procureur. Le jeune homme lui percute un véhicule en stationnement.

Enfin, après ce choc, celui qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt pour "vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs", tente à nouveau de fuir en marche arrière. C'est alors que le policier inculpé va tirer sur le conducteur. Blessé au cou, le jeune homme est décédé à l'hôpital.

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ATS