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Les trois plus hauts responsables du régime khmer rouge encore en vie ont été accusés lundi de l'une des "pires horreurs" du XXe siècle à l'ouverture de leur procès. Les trois accusés n'ont manifesté aucune émotion à l'énoncé des faits qui leur sont reprochés.

"Chaque cambodgien qui a vécu cette période a été affecté par le système criminel d'oppression que ces prévenus ont mis en place. Le bilan est ahurissant", a déclaré la co-procureure des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC), une instance mise sur pied avec l'aide des Nations unies.

Khieu Samphan, Ieng Sary et Nuon Chea, respectivement président, ministre des Affaires étrangères et idéologue du régime "ultra-maoïste" tenu responsable de la mort d'un quart de la population cambodgienne entre 1975 et 1979, sont poursuivis pour crimes contre l'humanité et génocide.

Pires horreurs

"L'évacuation forcée des villes cambodgiennes, l'asservissement de millions de personnes dans des camps de travail, la destruction de centaines de milliers de vies dans des centres de sécurité et dans les champs de la mort, l'extermination de minorités, les innombrables décès dus aux maladies, aux mauvais traitements et à la faim... Ces crimes ordonnés par les prévenus comptent parmi les pires horreurs infligées à un peuple dans l'histoire contemporaine", a poursuivi la co-procureure.

Une quatrième personnalité du régime khmer rouge devait comparaître, mais Ieng Thirith, ex-ministre des Affaires sociales atteinte de la maladie d'Alzheimer, a été jugée inapte jeudi.

La belle-soeur de Pol Pot, défunt architecte de la révolution de "l'année zéro", a été maintenue en détention en attendant l'examen de l'appel de cette décision.

ATS