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Mercredi les sirènes d'alarme retentiront en début d'après-midi à l'occasion du test annuel. Les autorités ont saisi cette occasion pour lancer une nouvelle campagne d'information à l'attention de la population en cas d'accident nucléaire. Le scénario d'une évacuation de masse reste ouvert.

"Cette campagne n'est pas liée à l'accident de Fukushima en mars 2011, mais était déjà prévue depuis bien longtemps", a assuré mardi à Berne Willi Scholl, directeur de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP), lors d'une conférence de presse. Des enseignements ont toutefois été tirés de cette catastrophe et les documents qui seront distribués ces prochains jours par la poste à la population ont été adaptés.

La campagne d'information est spécifiquement destinée aux habitants des zones 1 et 2, situés dans un rayon respectivement de 5 et 20 km autour d'une des cinq centrales nucléaires. La zone 2 est divisée en différents secteurs. Selon les conditions de vent, cette répartition permet de cibler les mesures de protection.

Evacuation à l'étude

Les nouveaux documents consistent en une check-list sur les comportements à suivre, une notice générale sur les accidents nucléaires, une carte géographique qui indique selon sa région les communes classées 1 ou 2 et une pochette destinée à ranger les tablettes d'iode reçues préalablement.

En cas d'évacuation, la brochure se contente d'indiquer que la population doit suivre les instructions des autorités. Cette question fait actuellement l'objet d'études de l'EPFZ et d'une université de Berlin, a précisé M. Scholl. Un rapport sera prêt à la fin de l'année.

Selon Diego Ochsner, chef de l'office des affaires militaires et de la protection de la population du canton de Soleure, le scénario d'une évacuation ne devrait pas figurer à l'avenir dans le matériel d'information destiné à la population. En cas d'accident, il y a trop de facteurs qui entrent en ligne de compte pour décider d'une évacuation.

ATS