Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

En campagne électorale, tous les moyens sont bons pour sortir du lot, même ceux aux limites de la légalité. A tel point que les procédés employés par certains candidats aux élections fédérales donnent du fil à retordre aux autorités, qui doivent réfléchir à deux fois avant de classer une affaire.

Le tel cas vient de se produire dans le canton de Schwyz. La présidente de l'UDC locale a sorti l'artillerie lourde contre les étrangers, espérant ainsi décrocher un siège au Conseil national.

Elle annonce dans un tout-ménage que chaque foyer suisse va se voir assigner un certain nombre d'étrangers et devra les accueillir sous son toit. Afin de garantir l'effet, le tract en question a l'apparence d'une décision officielle du canton.

Les autorités se sont penchées sur la question: le faux dans les titres et l'usurpation de fonctions sont des délits qui peuvent entraîner de lourdes peines. La chancellerie schwyzoise n'a toutefois pas estimé qu'il était nécessaire d'agir, comme l'a indiqué à l'ats René Zehnder.

"Personne n'a vraiment pris le tract pour un message venant du canton", assure M. Zehnder. "C'est juste une mauvaise blague", lance-t-il.

Week-ends de ski à gagner

Le candidat de l'UDC zurichoise Thomas Matter flirte lui aussi avec le code pénal. L'ancien patron de la banque Swissfirst offre des week-ends pour deux à Zermatt à ses électeurs. Toutefois, le concours est aussi ouvert à celui qui glisserait dans l'urne un bulletin favorable aux femmes socialistes.

Thomas Matter ne tombe donc pas sous le coup de la disposition concernant la corruption électorale. Le ministère public zurichois estime en tout cas qu'il n'y a pas lieu d'intervenir, comme il l'a indiqué à l'ats.

"Jouer avec le scandale"

Pour le conseiller politique Mark Balsiger, les politiciens s'appuient de plus en plus sur des actions susceptibles d'être reprises par les médias, a-t-il indiqué à l'ats. Il s'agit d'un véritable "jeu avec le scandale".

La chancellerie fédérale suit les campagnes de très près. Mais elle peut tout au plus attirer leur attention sur certaines infractions, comme le souligne son porte-parole. Seuls les cantons sont habilités à prendre des sanctions.

ATS