Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La ministre québécoise de l'Education, Line Beauchamp, a démissionné lundi. Elle souhaite ainsi provoquer un "électrochoc" pour débloquer le conflit étudiant le plus long de l'histoire de la province, autour de la hausse des frais de scolarité de 82% en sept ans.

Mme Beauchamp a pris cette décision après le rejet par ses interlocuteurs d'une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise. Elle a affirmé avoir perdu confiance dans la volonté des dirigeants étudiants de trouver une solution. "J'espère que cela servira d'électrochoc. Tant mieux si, dès demain, ça amène à un compromis", a-t-elle dit.

Line Beauchamp, visiblement émue, a annoncé sa décision lors d'un point de presse retransmis en direct à la télévision: "Je ne démissionne pas devant l'intimidation. Je ne cède pas devant le vandalisme, devant la désobéissance civile (...). Je démissionne parce que j'estime que je ne fais plus partie de la solution".

Line Beauchamp, 49 ans, était ministre de l'Education, des Loisirs et du Sport depuis août 2010 et vice-Première ministre du gouvernement libéral (centre-droit) de Jean Charest. Elle a indiqué qu'elle abandonne aussi son mandat de députée libérale.

Déjà remplacée

Elle a été remplacée immédiatement par Michelle Courchesne. Elle cumulera les fonctions de vice-Première ministre et ministre de l'Education, des Loisirs et du Sport avec celles de ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de présidente du Conseil du Trésor, qu'elle occupait déjà.

Au Québec, quelque 165'000 étudiants sont en grève et manifestent quotidiennement. Les représentants des syndicats étudiants ont accueilli l'annonce de la démission plutôt froidement.

Le gouvernement prévoit une augmentation des droits de scolarité à l'université de 1780 dollars (1652 francs) sur sept ans, au lieu de cinq ans initialement. Ceux-ci s'élèveront alors à près de 4000 dollars par an (3700 francs), plus près de la moyenne nord-américaine. En contrepartie, les prêts et bourses augmenteraient également.

ATS