Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La victime de l'homme qui a dépecé un corps pour en envoyer des parties par la poste à des formations politiques canadiennes et diffusé une vidéo de son crime sur internet est un étudiant chinois, a annoncé la police de Montréal. Le suspect est toujours en fuite.

La victime était âgée de 32 ans, a déclaré un porte-parole de la police de Montréal, Ian Lafrenière. Originaire de la ville de Wuhan, dans la province du Hubei (centre de la Chine), il serait arrivé au Québec en juillet dernier pour y faire ses études à l'université anglophone de Concordia, où une cellule psychologique a été ouverte pour aider les étudiants et les professeurs qui en auraient besoin.

"Tout nous porte à croire que ces gens se connaissaient", a ajouté le porte-parole au sujet de la victime et de son meurtrier présumé, un ancien acteur de films pornographiques canadien âgé de 29 ans. Pour certains médias canadiens, les deux hommes entretenaient une relation sexuelle.

En France?

La police affirme également avoir des informations supplémentaires sur l'affaire. "Après l'aéroport, nous avons des informations, que nous allons garder pour nous pour l'instant", a précisé M. Lafrenière sans en dire plus.

Selon les enquêteurs, Magnotta aurait pris l'avion de Montréal vers la France le 26 mai. C'est là que les policiers auraient perdu sa trace. Une source policière française a cependant indiqué à l'AFP que les policiers français n'ont "aucune certitude" sur la présence en France du suspect.

Mardi, un pied humain et une main avaient été découverts dans des colis postaux, l'un au siège du Parti conservateur, au pouvoir à Ottawa, l'autre adressé au parti libéral, dans l'opposition.

Le suspect aurait commis le meurtre - et l'aurait filmé pour le diffuser sur internet - dans la nuit du 24 au 25 mai et se serait ensuite envolé vers l'Europe. "On a même mentionné qu'il pourrait être revenu au Canada sous une autre identité", a ajouté le porte-parole de la police.

ATS