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Plusieurs dizaines de milliers de Montréalais sont descendus mardi dans les rues pour protester contre la récente "loi matraque" ayant réduit le droit de manifester. Cette protestation s'inscrit dans le cadre du conflit sur les droits de scolarité.

Organisée au centième jour du différend entre les étudiants grévistes et le gouvernement du Premier ministre Jean Charest, elle s'est déroulée pacifiquement, dans une ambiance plutôt festive. Il y a cependant eu quelques incidents lors desquels trois vitrines de magasins ont été brisées à coups de projectiles.

Ils sont le fait d'un groupe qui n'a pas respecté l'itinéraire remis aux autorités. Il a été déclaré illégal et invité à se disperser, mais la police a indiqué n'avoir opéré aucune arrestation.

Pendant ce temps, les autres manifestants ont rejoint un parc où ils ont écouté des discours condamnant la hausse des droits de scolarité et la loi spéciale et appelant à l'union des étudiants avec le monde du travail. Puis, la pluie ayant succédé au soleil, ils ont commencé à se disperser. Mais une autre manifestation devait avoir lieu dans la soirée.

Encadrer les manifestations

La loi spéciale votée vendredi dernier oblige les organisateurs de manifestations de plus de 50 personnes à soumettre à la police, au moins huit heures à l'avance, l'itinéraire du cortège, sous peine de lourdes amendes pour les contrevenants.

"La loi 78 n'empêche pas les manifestations, elle est là pour les encadrer", a déclaré le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil. "En France, il faut un permis 20 jours à l'avance, à Londres un avis six jours à l'avance, à Genève 30 jours à l'avance", a commenté devant la presse M. Dutil.

ATS