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La police provinciale québécoise a fait état samedi de 106 interpellations et de nombreux blessés lors d'une manifestation ayant dégénéré la veille en affrontements devant le lieu du congrès du parti au pouvoir à Victoriaville. La police a intercepté trois autocars d'étudiants qui retournaient vers Montréal.

La police provinciale avait interpellé quatre personnes vendredi au cours de la manifestation devant le Centre des Congrès de Victoriaville, municipalité située à environ 170 kilomètres à l'est de Montréal, où se tenait le conseil national du Parti libéral (PLQ) du premier ministre québécois Jean Charest.

Les manifestations ont tourné à la valse de jets de pierre et de gaz irritants. "Les policiers ont utilisé la force nécessaire pour assurer la sécurité des citoyens", a de son côté réagi dans une conférence de presse le capitaine Jean Finet de la police provinciale.

Neuf blessés

Un journaliste de l'AFP a vu dans la nuit de vendredi à samedi un autocar avec 42 étudiants des universités McGill et Concordia dans la cour du commissariat de la Sûreté du Québec (SQ) à Victoriaville. La police provinciale a attribué les violences à un petit groupe de casseurs ayant noyauté le coeur de la manifestation.

Selon des responsables médicaux, neuf personnes ont en outre été transportées à l'hôpital, dont un étudiant qui souffre d'un traumatisme crânien. Et d'après des images diffusées par la chaîne publique Radio-Canada, un policier a été passé à tabac par des manifestants.

La marche, regroupant étudiants, professeurs, syndicalistes et mouvements communautaires était bon enfant, mais a dégénéré à l'arrivée devant le Centre des Congrès de Victoriaville, municipalité quadrillée par la SQ.

Ces violences interviennent alors que les trois grandes associations étudiantes et le gouvernement québécois ont repris langue vendredi afin de sortir de l'impasse et mettre fin à un conflit étudiant en cours depuis 12 semaines.

ATS