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Fabian Cancellara, qui dispute "peut-être" son dernier Tour de France, profitait "encore plus que par le passé" du maillot jaune qu'il a endossé au terme de la 2e étape, dimanche en Zélande.

Q: Songiez-vous au maillot jaune ce matin ?

R: "Non. Ce matin je me suis réveillé après une nuit assez moyenne. J'avais encore en tête la déception d'hier au contre-la-montre. Je ne savais pas quelles seraient mes sensations. On a vite compris que la course serait épique et chaotique, à l'image d'une classique d'un jour. Au briefing ce matin, on a beaucoup parlé météo. Après le soleil d'hier, on ne s'attendait pas forcément à cette météo aujourd'hui. Avec les ronds-points, les chutes, le vent, on s'est retrouvé avec un petit groupe devant. Durant les 25 derniers kilomètres, j'ai juste pensé à rester devant: j'ai suivi les roues des trois sprinters et j'ai tout donné. Je suis simplement heureux de porter ce maillot, pour la 29e fois et 11 ans après le premier. Ce maillot veut dire beaucoup pour moi. J'ai dit que ce serait peut-être mon dernier Tour. Et porter ce maillot pour son dernier Tour, je profite encore plus".

Q: Un de vos entraîneurs vous a twitté un message d'encouragement ce matin. Cela vous aurait ému. C'est vrai ?

R: "J'étais vraiment très déçu hier. J'avais tellement travaillé pour m'imposer au contre-la-montre. Mais je suis battu par la nouvelle génération. C'est ma 15e saison chez les pros et j'ai vécu tant de choses au plus haut niveau. J'ai un gros palmarès sur le Tour et d'excellents souvenirs comme le prologue à Liège en 2004 alors que je n'étais encore qu'un petit garçon. Je suis toujours autant motivé par la victoire même si je suis un vétéran. Je ne voulais pas repartir sans victoire. Après mon printemps (réd: gâché par une blessure qui l'a écarté des classiques flamandes), ce Tour était la plus belle occasion de retrouver le chemin de la victoire. Je vais passer une journée en jaune lundi. Je vais sans doute l'apprécier davantage que par le passé".

Q: Comment êtes-vous resté motivé après votre printemps gâché par une blessure et comment envisagez-vous la suite de la saison ?

R: Je suis resté un mois sans vélo après ma blessure subie au printemps. Je ne pouvais rien faire. Cela m'a permis d'apprécier la vie de famille... Mais j'ai perdu de la motivation. Ces dernières semaines, j'ai beaucoup travaillé mais les signaux n'étaient pas bons, jusqu'au week-end dernier. Je viens de tourner une page. Je suis content de la façon dont les choses ont tourné. Après le Tour, il y aura encore des courses. Le championnat du monde, notamment, qui me motive. On me pose souvent la question du record de l'heure. Mais je suis d'abord concentré sur le Tour".

ATS