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Depuis des années, les chercheurs multiplient les séquençages des tumeurs, en particulier celles réfractaires aux traitements habituels, afin de trouver les mutations génétiques chez un patient particulier, et adapter le médicament qui lui sera injecté (image d'illustration).

KEYSTONE/AP/PETER MORRISON

(sda-ats)

Les traitements innovants ciblant les tumeurs selon leur carte d'identité génétique, et non leur catégorie générale, améliorent significativement la durée de survie par rapport aux traitements traditionnels, selon la plus grande étude jamais réalisée à ce jour.

Tous les cancers du sein, du foie ou autres ne sont pas identiques. Depuis des années, les chercheurs multiplient les séquençages des tumeurs, en particulier celles réfractaires aux traitements habituels, afin de trouver les mutations génétiques chez un patient particulier et adapter le médicament qui lui sera injecté.

Ces traitements ciblés sont considérés comme très prometteurs, mais encore fallait-il confirmer statistiquement qu'ils sont plus efficaces. C'est ce qu'une équipe de chercheurs au Texas a entrepris de faire en 2007 avec son étude nommée "Impact".

Plus de 3700 patients

Les chercheurs ont recruté 3743 patients soignés au Centre de lutte contre le cancer MD Anderson au Texas, de 2007 à 2013. Tous avaient un cancer avancé, notamment du sein, du poumon ou gastro-intestinal. Certains avaient subi jusqu'à seize traitements.

Parmi eux, 711 ont reçu un médicament adapté à une mutation génétique repérée chez eux. Un second groupe de 596 patients a reçu un protocole standard, principalement car aucun traitement génétiquement adapté n'était disponible pour leur cas.

Au bout de trois ans, 15% de ceux ayant reçu les thérapies moléculaires ciblées étaient encore en vie, contre 7% dans le groupe de patients n'ayant reçu qu'un traitement traditionnel. Au bout de dix ans, 6% des patients du groupe ciblé étaient en vie, contre 1% dans l'autre groupe.

Méthode d'avenir

"C'est la première et la plus grande étude montrant que des traitements adaptés aux mutations génétiques des tumeurs chez des patients souffrant d'un cancer avancé améliorent la survie", a expliqué devant la presse Catherine Diefenbach, cancérologue au centre médical Langone de l'Université de New York.

Elle commentait les résultats de l'étude, à laquelle elle n'a pas participé et qui a été publiée au deuxième jour de la grande conférence annuelle sur le cancer organisée à Chicago.

"Avant la médecine de précision, les patients étaient traités en fonction du type de cancer qu'ils avaient", a poursuivi la spécialiste. "Mais une patiente avec un cancer du sein peut avoir des cellules qui ressemblent génétiquement plus à un cancer du poumon qu'à un autre cancer du sein".

"Si on ne traite un cancer qu'en fonction de sa localisation, on passe à côté de toutes ces différences génétiques", a-t-elle dit. "Cette méthode consistant à identifier génétiquement les tumeurs (...) représente l'avenir", a-t-elle ajouté.

Amélioration progressive

Ce séquençage n'est toutefois pas un traitement miracle. En moyenne, les thérapies ciblées ont augmenté de neuf mois la durée de survie des patients, contre 7,3 mois pour les traitements habituels.

Mais la méthode s'améliore d'année en année. "Au début, nous ne pouvions travailler que sur un ou deux gènes", a rappelé l'auteure principale de l'étude, la professeure Apostolia Tsimberidou. Aujourd'hui, des centaines de mutations peuvent être repérées.

"Idéalement, à l'avenir, le test génétique des tumeurs et les analyses d'ADN deviendront la norme au moment du diagnostic, ce qui devrait aider les patients dès le début, surtout dans les cancers difficiles", a-t-elle conclu.

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ATS