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Plus de 4000 cancers de l'intestin sont diagnostiqués chaque année en Suisse, dont la moitié à un stade avancé qui ne permet plus un traitement efficace. Pourtant, seule une petite minorité de la population, la plus aisée, a recours à des examens de dépistage.

Ce constat émane d'une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), a annoncé mercredi la Ligue suisse contre le cancer.

Pour diminuer le taux de mortalité lié au cancer de l'intestin, il est recommandé aux personnes âgées de 50 à 75 ans d'effectuer régulièrement un dépistage: soit la recherche de sang occulte dans les selles tous les ans ou une coloscopie tous les dix ans. En Suisse, à peine plus de 20% de la population y a recours.

Deux fois moins

Le dépistage est notamment peu répandu dans les classes à faible revenu, note l'équipe réunie autour d'Idris Guessous, des HUG. Parmi les personnes qui gagnent 2000 francs par mois ou moins, 16% seulement ont effectué un dépistage du cancer de l’intestin, soit deux fois moins que dans la classe de salaire la plus élevée (6000 francs par mois ou plus).

Les chercheurs ont analysé les données de 13'170 individus qui ont participé à l’enquête suisse sur la santé.

Malgré la prospérité helvétique, un niveau de vie élevé et une couverture maladie pour tous, la Suisse affiche des disparités sociales importantes au niveau des soins médicaux dont on n’a souvent pas conscience, constate le docteur Idris Guessous.

Sur la base des résultats de leur étude, les scientifiques estiment que pour prévenir le cancer de l’intestin, il s’agira aussi de mettre en place à l’avenir des mesures qui ciblent avant tout les personnes à faible revenu.

ATS