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Même un fléchissement de la canicule ne sera pas en mesure de limiter les dégâts aux cultures où il n'a pas été possible d'irriguer, affirme l'Office fédéral de l'agriculture. Les agriculteurs doivent donc se préparer à adapter leur production à l'évolution du climat.

Bien des communes ont déjà interdit l'irrigation, constate l'institut agricole Agroscope jeudi dans un communiqué. Or là où il n'a pas été possible d'irriguer, les pertes de rendement et la pénurie de fourrage ne peuvent plus être évitées. Une situation qui rappelle celle de 2003 quand l'agriculture suisse avait subi des pertes économiques estimées à un demi-milliard de francs.

Or les calculs effectués à l'aide de modèles climatiques indiquent qu'en raison du changement climatique la fréquence de situations critiques augmentera en Suisse. Des adaptations sont donc indispensables, souligne Agroscope.

D'une part on peut viser à l'amélioration de l'infrastructure d'irrigation. Et Agroscope de recommander l'accès à des réserves d'eau abondantes et l'utilisation de méthodes d'irrigation plus efficaces, tout en limitant l'exploitation des petits cours d'eau.

Nombreuses parades possibles

S'il n'est pas possible d'améliorer l'irrigation, il faut alors en réduire la dépendance. Agroscope conseille en amont un travail conservateur du sol permettant d'améliorer la rétention d'eau sur les surfaces cultivées. Toutes sortes d'autres parades sont possibles.

Les agriculteurs pourraient choisir des variétés ayant de plus faibles besoins en eau et tolérant mieux la chaleur. Ils pourraient aussi avancer la période de croissance des cultures aux mois plus frais en semant plus tôt, ou encore recourir à des cultures d'automne plutôt qu'à celles de printemps.

Les zones cultivées pourraient aussi être déplacées dans des régions avec des conditions climatiques et du sol plus favorables. Sans compter la possibilité de diversifier les exploitations.

Pour les animaux aussi

En matière de détention animale également, des adaptations sont proposées. Agroscope recommande par exemple de recourir plus souvent à la pâture nocturne, ou même de déplacer le bétail dans des régions situées en altitude.

Dans les situations où de telles adaptations ne sont pas envisageables, de nouvelles possibilités d'assurer les pertes de revenus dues à la sécheresse sont actuellement à l'étude et seront proposées à l'avenir, affirme Agroscope.

ATS