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"A chaque fois que je viens ici, que je suis invité au Festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage", a souligné Hirokazu Kore-Eda (G) en recevant son prix.

KEYSTONE/AP Invision/VIANNEY LE CAER

(sda-ats)

Le film "Une affaire de famille", du Japonais Hirokazu Kore-Eda a remporté samedi la palme d'or de la 71e édition du festival de cinéma de Cannes. Le Suisse Jean-Luc Godard s'est, quant à lui, vu décerner une palme d'or "spéciale" pour "Le livre d'image.

Cette récompense inhabituelle a été imaginée pour un "artiste qui fait avancer le cinéma", "qui a repoussé les limites du cinéma", "qui cherche sans arrêt à définir et à redéfinir le cinéma", selon les mots de la présidente du jury, Cate Blanchett, en décernant la distinction à M. Godard.

Durant la cérémonie, l'actrice italienne Asia Argento a déclaré, sans nommer personne, que des agresseurs se trouvaient dans la salle, rappelant en cela le contexte né de l'affaire Weinstein. "En 1997, j'ai été violée par Harvey Weinstein ici à Cannes", a-t-elle indiqué.

"Ce soir aussi, assis parmi vous, se trouvent des personnes qui ont encore à répondre de leur conduite envers les femmes", a ajouté Asia Argento, l'une des accusatrices d'Harvey Weinstein, le magnat du cinéma américain, dont les agissements ont fait l'objet de révélations à l'origine d'une onde de choc dans le milieu.

Première palme japonaise depuis 21 ans

"Vous vous reconnaissez et, plus important encore, nous savons qui vous êtes et nous n'allons pas vous laissez vous en tirer comme cela plus longtemps", a-t-elle ajouté lors de son discours, prononcé en anglais.

Les enjeux liés à la place des femmes dans le cinéma ont donné cette année une coloration particulière au festival, marqué notamment par l'appel de 82 actrices, réalisatrices et productrices en faveur de la parité et d'une plus grande transparence.

Première palme d'or japonaise depuis "L'Anguille" de Shohei Imamura en 1997, "Une affaire de famille" raconte l'histoire d'une famille qui vivote, chaparde dans les magasins et recueille une fillette maltraitée. "Chaque fois que je viens ici, que je suis invité au festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage", a souligné Hirokazu Kore-Eda en recevant son prix.

Le réalisateur a aussi dit vouloir partager son prix "avec les deux réalisateurs qui n'ont pas pu être présents ici à Cannes", l'Iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, tous deux interdits de voyager à l'étranger, et avec "les jeunes réalisateurs qui commencent dans le métier et qui vont nous créer beaucoup de beaux films à l'avenir".

L'Américain Spike Lee a été récompensé par le grand prix du festival pour "BlacKkKlansman". Ce polar aux allures de pamphlet contre le racisme est inspiré de l'histoire vraie d'un policier afro-américain qui a infiltré le Ku Klux Klan en 1978.

Deux réalisatrices distinguées

Le palmarès a en outre distingué deux des trois réalisatrices en compétition. La Libanaise Nadine Labaki a reçu le prix du jury pour "Capharnaüm", un film sur l'enfance abandonnée à travers l'histoire d'un gamin laissé pour compte qui attaque ses parents pour lui avoir donné la vie.

En recevant son prix, la cinéaste a lancé un vibrant appel à "ne plus continuer à tourner le dos et rester aveugle à la souffrance de ces enfants qui se débattent comme ils peuvent dans ce capharnaüm qu'est devenu le monde". "Je voudrais vous inviter à réfléchir, parce que l'enfance mal aimée est à la base du mal dans le monde", a-t-elle ajouté.

La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher a, elle, décroché le prix du scénario ex aequo avec l'Iranien Jafar Panahi. Elle présentait la coproduction italo-franco-germano-suisse "Lazzaro Felice" ("Heureux comme Lazzaro"), qui raconte l'histoire d'un jeune homme innocent exploité par les autres.

Le prix d'interprétation masculine est revenu à l'acteur italien Marcello Fonte pour son interprétation d'un toiletteur pour chiens dans "Dogman", de son compatriote Matteo Garrone. Le prix d'interprétation féminine a été reçu par l'actrice kazakhe Samal Esljamova pour son rôle de réfugiée kirghize poussée aux dernières extrémités pour survivre dans "Ayka" de Sergueï Dvortsevoï.

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ATS