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Caracas accusé d'avoir "exécuté" l'ex-policier rebelle

Considéré comme le "criminel le plus recherché" du pays, Oscar Pérez avait marqué les esprits par un coup d'éclat le 27 juin: il avait alors survolé Caracas à bord d'un hélicoptère dérobé à la police et lancé des grenades sur des bâtiments officiels, sans faire de victimes.

KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ

(sda-ats)

Des dizaines de militaires vénézuéliens montaient la garde mercredi devant la morgue de Caracas où reposait la dépouille de l'ex-policier Oscar Pérez au surlendemain de l'opération pour le capturer. Ce qui alimente les accusations d'"exécution extrajudiciaire".

"Je suis venu pour reconnaître le corps de mon neveu et exiger qu'on me le remette. On va l'enterrer à Caracas, où il est né", a déclaré à des journalistes sa tante Aura Pérez. La veille, l'épouse de Pérez, Dana Vivas, avait demandé sur Twitter au gouvernement "de lui permettre d'identifier le cadavre" en soulignant que la famille n'autorisait pas la crémation.

"Je demande au président Maduro, avec toute ma peine et celle de ma famille (...) qu'on nous remette le corps de mon fils", a déclaré en pleurs Zeila Agostini, mère d'Abraham Agostini, un des six autres hommes armés tués au côté de Pérez.

Considéré comme le "criminel le plus recherché" du pays, Oscar Pérez avait marqué les esprits par un coup d'éclat le 27 juin: il avait alors survolé Caracas à bord d'un hélicoptère dérobé à la police et lancé des grenades sur des bâtiments officiels, sans faire de victimes.

"Solution pacifique"

"La réponse que nous avons reçu aujourd'hui est qu'on ne vas pas nous remettre les corps car ils sont à la disposition d'un tribunal militaire", a déclaré à des journalistes le député de l'opposition Winston Flores. Les autorités "n'ont pas voulu remettre le rapport d'autopsie", a-t-il ajouté, déplorant le manque de transparence du gouvernement.

Dans une série de vidéos diffusées sur Instagram au cours de l'assaut de lundi, Pérez, ancien membre de la police scientifique, a tenu les Vénézuéliens en haleine durant plusieurs heures. Le visage ensanglanté, il y accusait les autorités de vouloir le tuer malgré son intention de se rendre avec ses hommes.

Le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol, a déclaré de son côté que tout avait été fait pour "trouver une solution pacifique" avant de lancer l'intervention dans laquelle deux policiers ont été tués et huit autres grièvement blessés.

"Exécution extrajudiciaire"

L'ancienne procureur générale du Venezuela Luisa Ortega, ex-proche du régime qui a rompu avec le président Nicolas Maduro et fui en Colombie après sa destitution l'an dernier, a qualifié la mort de Pérez d'"exécution extrajudiciaire".

L'ONG Foro Penal a souligné de son côté que l'Etat vénézuélien avait le devoir de "garantir la vie, y compris de ceux ayant participé à des faits répréhensibles".

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