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Caracas sous pression après la mort d'un opposant en prison

Mardi à la mi-journée, le cercueil de Fernando Alban a été transféré dans les jardins du Parlement, seule institution contrôlée par l'opposition, où les honneurs lui ont été rendus.

KEYSTONE/EPA EFE/CRISTIAN HERNANDEZ

(sda-ats)

De l'ONU à l'Union européenne en passant par l'Organisation des États américains, les demandes d'enquête indépendante se multiplient après la mort de l'opposant vénézuélien emprisonné Fernando Alban. Un suicide selon les autorités, un assassinat pour l'opposition.

Fernando Alban, 52 ans, était emprisonné depuis vendredi dans l'affaire de l'attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro. Lundi, il "a demandé à aller aux toilettes et une fois là-bas, il s'est jeté dans le vide depuis le dixième étage", a affirmé le procureur général Tarek William Saab, qui a annoncé une "enquête complète".

Mardi à la mi-journée, son cercueil recouvert d'un drapeau vénézuélien a été transféré dans les jardins du Parlement, seule institution contrôlée par l'opposition, où les honneurs lui ont été rendus. Le cercueil a ensuite été acheminé à l'Université centrale du Venezuela, où a été aménagée une chapelle ardente pour une veillée funèbre.

"Assassinat"

Le parti de Fernando Alban, Primero Justicia (La Justice d'abord), a dénoncé un "assassinat". "Nous tenons pour responsable Maduro et son régime tortionnaire", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Constatant des "informations contradictoires sur ce qui s'est passé", le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a réclamé mardi une "enquête transparente pour clarifier les circonstances de sa mort". L'UE a fait de même et a rappelé qu'"il est du devoir de l'État d'assurer la sécurité et l'intégrité physique de toutes les personnes en détention".

Le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, a condamné le décès de l'opposant, incriminant sur Twitter "la responsabilité directe d'un régime tortionnaire et meurtrier". L'ambassade des États-Unis à Caracas a qualifié de "suspect" le décès de l'opposant, qui constitue, selon elle, "une nouvelle violation des droits de l'Homme".

Trop tôt pour des conclusions

Le groupe de Lima a lui aussi demandé au gouvernement vénézuélien de mener une enquête "indépendante entérinée internationalement", selon un communiqué signé par 11 des 14 pays américains membres de ce groupe créé en 2017 pour aider à résoudre la crise au Venezuela.

L'avocat de Fernando Alban, Joel Garcia, a déclaré à la presse qu'il était trop tôt pour confirmer s'il s'agissait d'un suicide ou non. Le chef de l'État socialiste ne s'est pas encore exprimé sur ce dossier.

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