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Caravane de migrants: "la crise est juste de l'autre côté du mur"

"Ne vous y trompez pas, nous sommes très sérieux. Vous ne rentrerez pas dans notre pays illégalement", a une nouvelle fois prévenu la ministre américaine de la sécurité intérieure Kirstjen Nielsen mardi.

KEYSTONE/AP/GREGORY BULL

(sda-ats)

"La crise est réelle et elle est juste de l'autre côté de ce mur", a déclaré mardi à la frontière entre Mexique et Etats-Unis la ministre américaine à la Sécurité intérieure. Elle a menacé d'arrêter et d'expulser tous ceux qui oseraient la franchir illégalement.

Selon Kirstjen Nielsen, qui s'exprimait lors d'un point presse à Imperial Beach, près de San Diego (Californie), à l'extrême sud-ouest des Etats-Unis, la caravane partie du Honduras voici plus d'un mois compte désormais quelque 6200 individus rassemblés dans la ville-frontière mexicaine de Tijuana, en bordure du Pacifique. 3000 autres sont à Mexicali, plus à l'intérieur des terres, a ajouté la ministre.

De son côté, l'administration du président Donald Trump a déployé près de 6000 militaires tout le long de sa frontière sud, et déployé des barrières de barbelés sur des kilomètres pour empêcher ces migrants de pénétrer sur le sol américain. "Ne vous y trompez pas, nous sommes très sérieux. Vous ne rentrerez pas dans notre pays illégalement", a une nouvelle fois prévenu Kirstjen Nielsen mardi.

Des "criminels"

La ministre a affirmé qu'au moins 500 des migrants qui se dirigent vers la frontière ont été identifiés comme des "criminels", sans plus de précision sur la nature ou l'origine de ces accusations.

"Cette administration (américaine, ndlr) ne tolérera aucune demande d'asile absurde ou d'entrée illégale (...) Si vous entrez dans ce pays sans autorisation, vous enfreignez la loi des Etats-Unis. Vous serez arrêtés, poursuivis et expulsés", a-t-elle menacé, promettant que son ministère ferait tout son possible "pour empêcher la caravane de pénétrer aux Etats-Unis illégalement".

Comme lors de la présidentielle de 2016, Donald Trump avait fait de l'immigration un thème majeur de sa campagne avant les élections législatives de mi-mandat du 6 novembre, aux résultats mitigés.

Alors que des milliers de migrants fuyant la violence et la misère au Guatemala, Salvador et Honduras se dirigeaient vers les Etats-Unis, le milliardaire républicain avait évoqué une "invasion" de migrants et assuré, sur un ton alarmiste et sans fournir de preuve, que "des criminels et des personnes du Moyen-Orient" s'étaient glissées parmi eux.

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