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Carillion: May promet des sanctions contre les abus des patrons

Theresa May veut un après-Carillion concernant les abus des chefs d'entreprise (archives) KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA sda-ats
Ce contenu a été publié le 21 janvier 2018 - 10:38
(Keystone-ATS)

Theresa May promet de nouvelles règles contre les patrons qui s'"en mettent plein les poches" au détriment de leurs salariés. La première ministre britannique l'a indiqué dimanche dans une tribune dans The Observer. Elle réagissait après la faillite de Carillion.

"Au printemps, nous établirons de nouvelles règles rigoureuses pour les dirigeants qui essaient de s'en mettre plein les poches en mettant en péril les retraites de leurs travailleurs - un abus inacceptable auquel nous mettrons fin", a écrit Mme May.

"Trop souvent, nous avons vu des hauts dirigeants récolter de gros bonus pour avoir placé le bénéfice à court terme avant le succès à long terme. Nos meilleures entreprises savent que ce n'est pas une façon responsable de gérer une entreprise et ceux qui le font seront forcés de s'expliquer", a-t-elle poursuivi.

Ces déclarations interviennent après la révélation lundi de la retentissante chute du géant britannique de la construction Carillion. Sa faillite soulève l'inquiétude sur l'avenir de ses 43'000 employés dans le monde dont près de 20'000 au Royaume-Uni, ainsi que sur la viabilité des projets auxquels participait le groupe.

Carillion croulait sous une dette de 1,5 milliard de livres (2 milliard de francs) et sa situation financière s'était brutalement dégradée ces derniers mois en raison de reports de chantiers, de difficultés dans l'exécution de contrats et de retards de paiement.

"L'Etat a aussi un rôle à jouer quand les choses tournent mal et les compagnies s'écroulent comme Carillion la semaine dernière", a conclu Theresa May. Elle déclare toutefois qu'elle ne renflouera pas l'entreprise en signant "un chèque en blanc" et que "ce seront les actionnaires de Carillion et non les contribuables, qui paieront".

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