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Les indépendantistes catalans à Barcelone demandent la "liberté pour les prisonniers politiques". Huit membres du gouvernement démis ont été inculpés et incarcérés.

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Résolu à rester dans le jeu politique en Catalogne, le président destitué Carles Puigdemont a appelé samedi à l'unité des indépendantistes aux élections du 21 décembre. Il est replié à Bruxelles pour échapper à des poursuites de Madrid.

L'initiative a été reçue avec réticence par les principaux dirigeants séparatistes, divisés sur la pertinence de constituer un front commun pour ce scrutin convoqué par Madrid. Ils le jugent "illégitime" et tous n'ont pas encore décidé de participer.

Sous la menace de poursuites pour rébellion, sédition et détournement de fonds publics, M. Puigdemont et quatre membres de son gouvernement déchu sont visés par un mandat d'arrêt européen émis vendredi par une juge madrilène.

M. Puigdemont s'est dit vendredi soir "disposé" à être candidat aux élections. Il assure pouvoir mener campagne depuis l'étranger et en dépit du mandat d'arrêt dont la justice belge doit se saisir dans les prochains jours. L'éventuelle remise de Carles Puigdemont à l'Espagne pourrait prendre jusqu'à trois mois, soit bien après le 21 décembre, s'il utilise les voies de recours à sa disposition.

Le camp indépendantiste remobilisé

Se considérant comme le "président légitime" des Catalans, M. Puigdemont a exhorté samedi à resserrer les rangs face aux formations anti-indépendance. "Le moment est venu pour tous les démocrates de s'unir. Pour la Catalogne, pour la liberté des prisonniers politiques et la République" proclamée dans cette riche région du nord-est espagnol, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Indignés par la mise sous tutelle de leur région, déconcertés par le départ à Bruxelles de M. Puigdemont, les indépendantistes semblaient se remobiliser depuis l'inculpation et l'incarcération jeudi à Madrid de huit membres du gouvernement démis, dont le vice-président Oriol Junqueras. Un neuvième - qui avait démissionné avant la proclamation de la "République" - a été inculpé mais libéré sous caution.

Si les partis "unionistes" se présentent en ordre dispersé, l'unité des "souverainistes" catalans est tout autant hypothétique. M. Puigdemont appartient au PDeCAT (Parti démocrate européen catalan, conservateur indépendantiste) qui a gouverné en coalition avec la gauche indépendantiste (ERC, Gauche républicaine de Catalogne) entre 2015 et leur destitution le 27 octobre.

Vives dissensions

Or les dissensions entre les deux alliés ont été très vives ces derniers mois. ERC, favori des élections selon les derniers sondages, se présente en position de force alors que les mêmes sondages placent le PDeCAT en 4e ou 5e position.

Dans un article rédigé dans la perspective de son incarcération, le leader d'ERC, Oriol Junqueras, a dit sa préférence pour des listes séparées. Les partis souhaitant se présenter en coalition ont jusqu'au 7 novembre inclus pour se déclarer.

Après des coupures de routes et de voies ferrées vendredi, aucune mobilisation populaire n'était annoncée samedi en Catalogne. Une grande manifestation pro indépendance est annoncée à Barcelone pour le 11 novembre.

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ATS