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Carles Puigdemont ne cherche pas à se soustraire à la justice. Il s'est rendu à Bruxelles pour placer la question catalane "au coeur de l'Union européenne".

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Carles Puigdemont a annoncé mardi qu'il relevait le "défi démocratique" des élections régionales anticipées qui auront lieu le 21 décembre. Le président destitué de Catalogne a également ajouté qu'il ne demandait pas l'asile politique à Bruxelles.

"Nous respecterons les résultats des élections de décembre", a dit M. Puigdemont lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où il est arrivé la veille en compagnie de cinq autres dirigeants catalans. "Je demande au peuple catalan de se préparer à (devoir faire) un long chemin."

"C'est sur le terrain de la démocratie que nous serons les plus forts. C'est sur le terrain de la démocratie que nous gagnons toujours. Dans les urnes, nous nous retrouverons", a-t-il précisé.

Afin d'éviter des troubles à moins de deux mois des élections régionales, M. Puigdemont a en outre jugé nécessaire de "ralentir" le processus d'indépendance. "Nous avons été obligés d'adapter notre plan de travail pour éviter la violence".

Citoyen comme une autre

Objet d'une demande de poursuites judiciaires pour sédition, rébellion et malversation réclamée par le procureur général d'Espagne, M. Puigdemont a souligné qu'il ne cherchait pas à se soustraire à la justice. Et d'expliquer qu'il s'était rendu à Bruxelles pour placer la question catalane "au coeur de l'Union européenne".

Le président déchu a exhorté la communauté internationale, et en particulier l'Europe, à réagir. Il a accusé le gouvernement de Mariano Rajoy de miner les valeurs de l'Union européenne, citant notamment la démocratie, la liberté, la libre expression, l'accueil, la non-violence.

Prié de dire combien de temps il resterait dans la capitale belge, il a répondu qu'il retournerait en Catalogne lorsqu'il aurait des "garanties" d'un "traitement juste, indépendant".

M. Puigdemont "n'est en Belgique ni à l'invitation, ni à l'initiative du gouvernement belge", a déclaré de son côté le premier ministre belge Charles Michel. Il sera traité "comme n'importe quel citoyen européen".

Conseil des ministres

Le fait que M. Puigdemont accepte les élections du 21 décembre confirme que le gouvernement de Madrid a repris la main, du moins temporairement, dans le conflit qui l'oppose aux autorités catalanes aujourd'hui dissoutes. Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a par ailleurs convoqué pour 18h00 un conseil des ministres extraordinaire. Ses services n'ont pas précisé l'ordre du jour.

Déclaration d'indépendance annulée

Mardi, le tribunal constitutionnel d'Espagne a annulé la déclaration unilatérale d'indépendance votée par le Parlement de Catalogne vendredi dernier.

Peu après cette déclaration unilatérale, le gouvernement de Madrid décidait de dissoudre le Parlement catalan et de placer la région sous tutelle, en attendant de nouvelles élections régionales. Le Tribunal suprême espagnol a par ailleurs convoqué pour les 2 et 3 novembre l'ancienne présidente du Parlement catalan dissous, Carme Forcadell, et cinq autres responsables de cette instance.

Lundi, le procureur général de l'Etat espagnol, Jose Manuel Maza, avait demandé que M. Puigdemont et d'autres dirigeants catalans séparatistes soient poursuivis pour rébellion, sédition et malversation.

Police catalane perquisitionnée

Les séparatistes catalans s'estiment de leur côté habilités à proclamer l'indépendance de la région à la suite du référendum d'autodétermination du 1er octobre, déclaré illégal par Madrid. Le "oui" à l'indépendance a recueilli lors de ce scrutin 90% des voix, mais la participation n'a été que de 43%, selon les autorités régionales. Dans le cadre de l'enquête sur ce référendum, la garde civile a perquisitionné mardi le siège de la police catalane.

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ATS