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Le présidant séparatiste catalan Carles Puigdemont et la maire de Barcelone Ada Colau ont participé aux manifestations contre la mise en détention de deux responsables indépendantistes.

KEYSTONE/EPA EFE/ANDREU DALMAU

(sda-ats)

Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue mardi contre la mise en détention de deux importants responsables indépendantistes inculpés de sédition. La crise entre Madrid et les séparatistes est de plus en plus aigüe.

A midi, des milliers d'employés ont quitté sous un ciel bleu leur poste de travail à Barcelone et dans d'autres villes pour se masser en silence dans la rue, quelques minutes. Ils ont réclamé "la libération des prisonniers politiques".

Le présidant séparatiste catalan Carles Puigdemont et la maire de Barcelone Ada Colau ont fait de même. D'autres rassemblements devant les préfectures étaient annoncés pour la fin de l'après-midi.

Ces manifestations interviennent alors que le délai accordé par Madrid à Carles Puigdemont pour qu'il renonce officiellement à ses desseins séparatistes s'épuise: il a jusqu'à jeudi à 10h00. S'il ne recule pas, le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy pourrait suspendre totalement ou partiellement l'autonomie de la Catalogne, au risque d'agiter encore la rue.

Les "deux Jordis"

Lundi soir, une juge d'instruction a décidé l'incarcération de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent respectivement les deux principales associations indépendantistes de Catalogne, Omnium Cultural et l'Assemblée nationale catalane (ANC). Il s'agissait du dernier soubresaut de la crise opposant les séparatistes au pouvoir en Catalogne aux institutions espagnoles.

Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, les "deux Jordis" comme les surnomme la presse espagnole, appartiennent au noyau dur des responsables indépendantistes. Ils ont, au côté de Carles Puigdemont, planifié le référendum.

La magistrate a estimé qu'ils risquaient de "détruire des preuves" et "récidiver". Elle a souligné qu'ils appartiennent à un "groupe organisé" dont le but est de rechercher "en dehors de la légalité" l'indépendance de la Catalogne.

Avant d'être placé en détention, Jordi Cuixart a enregistré une vidéo où il lance un appel à la "sérénité". S'il le faut, son organisation travaillera "dans la clandestinité", mais de manière pacifique, a-t-il précisé.

Les deux "Jordis" sont soupçonnés d'avoir poussé des centaines de personnes le 20 septembre à Barcelone à bloquer la sortie d'un bâtiment où des gardes civils menaient des perquisitions, en lien avec l'organisation du référendum. Ils ont été vus encourageant la foule, hissés sur un 4x4 de la garde civile.

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ATS