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Les Catalans ont suivi les premières déclarations de Carles Puigdemont, à la télévision catalane, depuis sa destitution.

KEYSTONE/AP/FRANCISCO SECO

(sda-ats)

La Catalogne s'est réveillée sous tutelle de l'Etat espagnol samedi, au lendemain d'une déclaration d'indépendance historique fêtée par une partie des Catalans. Carles Puidgdemont a appelé à une "opposition démocratique" à la prise de contrôle par le gouvernement.

"Il est très clair que la meilleure manière de défendre les gains obtenus jusqu'ici est une opposition démocratique à l'article 155", a déclaré Carles Puigdemont. Le président destitué de l'exécutif catalan a promis samedi lors d'une allocution télévisée de continuer "à oeuvrer pour construire un pays libre".

Il ne s'était pas encore exprimé depuis l'annonce de sa destitution vendredi soir, décidée par Madrid après la déclaration d'indépendance proclamée quelques heures plus tôt par le Parlement catalan. Celle-ci a toutefois été contestée par Madrid et largement rejetée à travers l'Union européenne (UE).

Chef de la police destitué

Le gouvernement espagnol a annoncé samedi au journal officiel la destitution du chef opérationnel de la police catalane Josep Lluis Trapero. La police catalane a de son côté demandé à ses agents de rester neutres et de ne pas prendre parti dans la crise qui oppose Barcelone à Madrid, dans une note interne que Reuters a pu consulter.

En attendant les nouvelles élections régionales, convoquées par Madrid pour le 21 décembre, la nuit barcelonaise était dominée par les indépendantistes et leurs feux d'artifice, sur la place Sant Jaume. Mais samedi, à Madrid, ce sera au tour des partisans du maintien de la Catalogne en Espagne de manifester: deux camps diamétralement opposés, symbole de cette crise sans précédent pour l'Espagne depuis son retour dans le camp de la démocratie, en 1977.

Vendredi soir, quelques heures seulement après la proclamation de "la République catalane comme Etat indépendant et souverain", le gouvernement espagnol a de fait commencé à mettre en application tout un arsenal de mesures exceptionnelles, préparées depuis des semaines.

A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, le dirigeant conservateur Mariano Rajoy a annoncé la destitution du président séparatiste catalan Carles Puigdemont et de son gouvernement. Et le parlement catalan, dominé par les indépendantistes, a été dissous, en attendant son renouvellement, lors d'un scrutin annoncé pour le 21 décembre.

La part de l'incalculable

Dès samedi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, devait réunir les secrétaires d'Etat qui seront chargés d'assumer les fonctions des gouvernants catalans. Les autres mesures annoncées comprennent la destitution du directeur de la police régionale catalane ou encore la fermeture des "représentations" catalanes dans le monde.

Mais les conséquences de cette déclaration d'indépendance unilatérale de la Catalogne, comme de la mise sous tutelle par Madrid, sont incalculables. Signe de l'inquiétude en Europe, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (conservateur du Parti Populaire européen) a souligné vendredi que l'UE n'a "pas besoin d'autres fissures".

Washington, Londres, Berlin, Ottawa ou encore Paris ont de même immédiatement fait savoir qu'ils soutenaient l'unité de l'Espagne. Et une des rares voix à soutenir les indépendantistes est venue de l'île française de Corse, dominée par les autonomistes.

Cependant, le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé Madrid à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force", alors que beaucoup craignent que la Catalogne ne soit entraînée dans une spirale de troubles face à la tentative de reprise en main par l'Etat.

Exprimant le désarroi d'une partie de ses administrés, la maire de gauche de Barcelone, Ada Colau, a diffusé un message amer, rejetant une déclaration d'indépendance "qui n'a pas le soutien majoritaire des Catalans". Elle a accusé les conservateurs à Madrid d'avoir été "incapables d'écouter et de gouverner pour tous", et les partis indépendantistes à Barcelone d'avoir poursuivi "à une vitesse de kamikaze" leur "fuite en avant".

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ATS