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La vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria (ici avec le premier ministre Mariano Rajoy) estime que le parlement soutient la position des autorités de Madrid dans le dossier catalan.

KEYSTONE/EPA EFE/ANDREU DALMAU

(sda-ats)

Proposant de nouveau le dialogue, le président séparatiste catalan a refusé lundi de répondre clairement à l'ultimatum de Madrid qui lui a accordé un dernier délai. Il a jusqu'à jeudi matin pour dire s'il compte, oui ou non, déclarer l'indépendance de la Catalogne.

Sommé par le gouvernement espagnol de préciser sa pensée, Carles Puigdemont a écrit dans son courrier envoyé par fax que sa priorité était le "dialogue pour les deux prochains mois". Il a demandé une réunion en urgence avec le Premier ministre Mariano Rajoy.

Il a souligné que le "mandat démocratique" confié par le peuple catalan au parlement de Catalogne, "déclarer l'indépendance", était "suspendu", ce qui démontrait sa "ferme volonté de recherche d'une solution et d'éviter l'affrontement".

Mais Mariano Rajoy avait réclamé une position claire pour lundi. Il avait averti que, faute de réponse satisfaisante, le gouvernement pourrait appliquer l'article 155 de la Constitution permettant, une fois votée au Sénat, la suspension totale ou partielle de l'autonomie de la Catalogne.

"Persévérance dans la confusion"

Trois heures après la réception du texte de M. Puigdemont, Madrid a accordé un ultime délai de trois jours, jusqu'à jeudi 10h00 pour "clarifier sa position" et revenir dans le droit chemin. "Nous espérons que dans les heures qui viennent (...) vous répondrez avec la clarté que tous les citoyens exigent", écrit M. Rajoy.

"La persévérance dans la confusion est incompréhensible", avait déclaré un peu plus tôt la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria.

Mardi 10 octobre, devant le parlement catalan, Carles Puigdemont avait estimé que les résultats du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre lui donnaient le droit de déclarer l'indépendance, avant de proposer aussitôt de "suspendre" cette déclaration. Dans sa lettre de lundi, il semble préférer une nouvelle fois de jouer la montre, en appelant encore à la discussion.

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ATS