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Mark Cavendish, la victime du champion du monde Peter Sagan dans le sprint d'arrivée à Vittel, a été contraint à l'abandon dans le Tour de France. Il souffre d'une fracture de l'épaule droite.

Son équipe Dimension Data a confirmé tard mardi soir le forfait du Britannique, le coureur en activité qui compte le plus grand nombre de succès d'étape (30). Cavendish a été blessé dans la chute survenue dans la ligne droite terminale qui a concerné aussi deux autres coureurs, l'Allemand John Degenkolb et le Britannique Ben Swift. Sagan, à l'origine de la chute, a été exclu par le jury des commissaires du Tour.

Après les premiers examens, "Cav" s'était dit "pas très optimiste" sur ses chances de continuer la course au-delà de la quatrième étape: "En termes de douleur, je me suis déjà blessé deux fois à l'épaule auparavant et cela est plus douloureux maintenant que cela l'avait été." Le médecin de son équipe Dimension Data avait précisé que les premières radios ne révélaient "ni dislocation ni fracture". Mais Cavendish est allé ensuite à l'hôpital pour passer d'autres examens qui ont permis de conclure à une fracture.

Une saison maudite

Après l'arrivée, le Britannique s'était dit "un peu gêné par le coup de coude" de Sagan tout en le remerciant d'être "venu immédiatement (le) voir après l'arrivée". "J'ai une bonne relation avec Peter" et "je veux parler de cela avec lui", avait-il ajouté. Cette année, Cavendish va de Charybde en Scylla, après une saison qui l'a vu gagner quatre étapes du Tour de France et décrocher sa première médaille aux JO (argent de l'omnium sur la piste de Rio).

Le "Manx Express" a gagné une seule fois, une étape du Tour d'Abou Dhabi en février. Il a été ensuite indisponible durant plusieurs mois à cause d'un virus (Epstein Barr) et a repris seulement la compétition à la mi-juin au Tour de Slovénie. Déterminé à améliorer son score dans le Tour et se rapprocher du record du grand Eddy Merckx (34), Cavendish a tout fait pour être compétitif sans attendre sur le Tour. Sa quatrième place dans le premier sprint massif du Tour, dimanche à Liège, le mettait en position de pouvoir rivaliser avec les autres grands noms du sprint.

Depuis 2008 et sa deuxième participation alors qu'il disputait sa deuxième saison au sein de l'élite mondiale, "Cav" a davantage connu de hauts que de bas dans la Grande Boucle. L'ex-champion du monde (2011) a empilé les victoires d'étape à chaque fois, sauf en 2014.

Cette année-là, le Tour partait du Yorkshire et la première étape arrivait à Harrogate, sur ses terres. Mais, après une prise de risques excessive, il avait fini son sprint par terre, sous les yeux du Premier ministre britannique de l'époque David Cameron, et avait été contraint à l'abandon en raison d'une blessure à l'épaule (déjà!).

Cavendish, annoncé sur le déclin (1 seule étape en 2015), avait surgi de plus belle l'an passé en s'imposant à quatre reprises au sprint. Il avait aussi porté pour la première fois de sa carrière le maillot jaune (une journée), de son propre aveu l'une des grandes émotions de sa très riche carrière.

ATS