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Toujours provocateur à 74 ans, Adriano Celentano s'est attiré mercredi une réplique outrée de l'Eglise italienne qui a exigé des excuses après la première soirée du festival de la chanson de Sanremo. Le chanteur avait appelé à fermer les deux principaux journaux catholiques du pays.

"Des publications comme "Avvenire" (le journal des évêques italiens, ndlr) et "Famiglia Christiana" (revue considérée comme progressiste, ndlr) devraient être fermées", a lancé mardi soir ce chanteur vedette des années 70/80, connu aussi pour ses longs monologues au ton messianique.

Ces publications "hypocrites" s'occupent "seulement de querelles politiques, ne parlent pas de Dieu ni du paradis" et préfèrent critiquer "ceux qui aident les derniers", les plus faibles, a encore dénoncé celui que toute l'Italie surnomme le "Molleggiato" (littéralement monté sur ressort) pour son étrange manière de danser en sautillant sur scène.

Dans son show qui a occupé près d'une heure, Celentano, arrivé au son de sirènes hurlantes et d'images de bombardements, a mélangé chansons, silences et diatribes enflammées contre l'Eglise italienne, l'indifférence à l'égard des chômeurs. Il s'en est pris aussi aux "énormes sacrifices imposés par Merkel et Sarkozy" à la Grèce et au gouvernement de Mario Monti, qualifié de "matériau résistant et en apparence indépendant".

Mais ce sont les accusations contre l'Eglise de ce catholique pratiquant qui ont fait le plus polémique, alors que 16 millions d'Italiens et des millions d'autres téléspectateurs en Europe et Amérique latine étaient devant leur poste.

ATS