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Les bénévoles cherchent des corps dans les débris du quartier de Regent.

KEYSTONE/AP/MANIKA KAMARA

(sda-ats)

Les autorités sierra-léonaises sont encore traumatisées par les centaines de morts après les inondations et les glissements de terrain qui ont touché dimanche soir Freetown. Cent cinq enfants figurent parmi les plus de 300 morts officiellement recensés.

"Nous avons reçu 105 enfants à la morgue", a déclaré à l'AFP un employé de la morgue de l'hôpital Connaught, Mohamed Sinneh Kamara. Un bilan officiel fait état de 312 morts. Les autorités redoublaient d'efforts mercredi pour retrouver quelque 600 personnes toujours disparues.

Cette catastrophe, une des pires de l'histoire du pays, causée par trois jours pluies torrentielles, a fait plus de 300 morts à Freetown dans la nuit de dimanche à lundi, selon la Croix-Rouge locale. Des responsables à la morgue centrale de la capitale sierra-léonaise ont de leur côté évoqué le chiffre de 400 morts.

Conditions difficiles

Des opérations de secours pour tenter de retrouver ces victimes se poursuivaient mercredi. Les survivants quant à eux sont confrontés à des conditions difficiles, a expliqué Adele Fox, coordinatrice santé pour l'ONG Concern Worldwide.

"Il y a un besoin en nourriture, en eau, en équipements sanitaires et en aide médicale. Comme nous sommes toujours en saison des pluies, d'autres inondations sont encore possibles", a averti l'ONG.

Tristesse

Située en bordure de mer, Freetown - surpeuplée avec environ 1,2 million d'habitants - est frappée chaque année par des inondations qui entraînent leur lot de maladies: dysenteries et choléra notamment. Des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles, mais jamais cela ne s'était

Face à l'ampleur des destructions, le choc et la tristesse ont commencé à faire place à la colère parmi des habitants de Freetown. "Il y a de la frustration par rapport à la régularité des inondations et des destructions pendant la saison des pluies", a relevé Mme Fox.

Besoin d'aide

Un premier transport d'aide d'urgence est parti d'Israël et le Royaume-Uni a également proposé son soutien à son ancienne colonie, indépendante depuis 1961.

"Nous sommes débordés" par ce désastre, a déclaré, très ému, le chef de l'Etat, Ernest Bai Koroma, mardi lors d'une visite dans le quartier de Regent dans la capitale sierra-léonaise, un des plus touchés par la catastrophe. Petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest et un des plus pauvres au monde, la Sierra Leone, a un "besoin urgent d'aide", a-t-il lancé mardi.

Les autorités ont ouvert un centre d'accueil à Freetown pour venir en aide à plus de 3000 habitants désormais sans abris du quartier de Regent, où tout un pan de colline s'est effondré, emportant les habitations.

A New York, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que "les représentants de l'ONU en Sierra Leone et (ses) partenaires humanitaires mènent des missions d'évaluation".

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ATS