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La ville japonaise de Futaba, qui héberge une partie de la centrale de Fukushima, a décidé, quatre ans après l'accident, de retirer les vieilles pancartes qui vantent encore "l'avenir radieux" promis par l'énergie nucléaire. Environ 90'000 personnes ne peuvent toujours pas rentrer chez elles.

Cette mesure fait partie des projets prévus dans le cadre du budget présenté à l'assemblée municipale de cette agglomération totalement désertée. Il en coûtera quelque 4,1 millions de yens (33'300 francs) pour enlever deux imposantes enseignes construites en 1988 et 1991, a indiqué mardi un fonctionnaire.

Installée à la porte de la ville, la première dit "l'énergie nucléaire, l'énergie d'un avenir radieux", et une autre près de la mairie: "l'énergie nucléaire, pour le développement de notre patrie, pour un futur prospère".

"Nous avons décidé de les supprimer parce qu'elles sont vétustes et constituent un risque pour les personnes qui font des retours temporaires dans leur maison", a expliqué le fonctionnaire de Futaba, sans mentionner qu'elles pouvaient être insultantes pour les habitants chassés de chez eux sans grand espoir d'y revenir de façon durable.

Quatre ans plus tard, quelque 90'000 habitants évacués de la région ne sont pas autorisés à retourner vivre dans leurs foyers autour de la centrale Fukushima Daiichi mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011, qui a par ailleurs tué plus de 18'000 personnes.

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ATS