Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Berne - Après les partisans la veille, les syndicats se lancent à leur tour dans la campagne en vue de la votation du 26 septembre. La révision de la loi sur l'assurance chômage est "absurde et synonyme de pur démantèlement", à leurs yeux. A la place, ils exigent de ponctionner les hauts salaires.
Les organisations de salariés espèrent rééditer le succès remporté en mai lors de l'échec de la révision de la LPP. Elles sont à l'origine du référendum contre la loi sur l'assurance chômage.
"Une nouvelle fois, une majorité politique de la Berne fédérale qui n'a jamais eu de problèmes pour accorder de nouveaux privilèges aux nantis veut imposer un démantèlement aux gens normaux", a dénoncé le président de l'Union syndicale (USS) Paul Rechsteiner mardi lors d'une conférence de presse.
La révision affaiblit clairement le droit des plus de 55 ans et des jeunes chômeurs à des indemnités, selon lui. Elle supprime par exemple aussi la possibilité de prolonger de 120 jours la durée d'indemnisation dans les régions où le chômage est élevé. Pourtant, la crise économique n'a pas été causée par ses victimes, a noté le socialiste.
Ponctionner les managers
Les syndicats ne remettent pas en cause la nécessité d'assainir l'assurance chômage, mais la manière. Les quelque 620 millions d'économies réalisées par des coupées de prestations aux chômeurs pourraient être "trouvés sans problème en soumettant comme de juste les hauts et très hauts salaires dans leur totalité à des cotisations", a estimé le patron de l'USS.
Vania Alleva, du syndicat UNIA, s'est livrée à des calculs. "Voter oui le 26 septembre, c'est ménager les top managers et autres profiteurs", d'après elle. Si la révision est acceptée, ils verseraient des cotisations réduites (1%) sur les revenus dépassant 126'000 francs et plus rien au-delà de 315'000 francs.
"Alors que les simples salariés verseraient 2,2% de leur salaire à l'assurance chômage, la présidente de la Confédération Doris Leuthard s'acquitterait d'à peine 1% de cotisations, Magdalena Martullo-Blocher (Ems Chemie) de 0,65% et Brady Dougan (Credit Suisse) de 0,005% seulement", a critiqué Mme Alleva.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS