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Charles Taylor, ancien président du Liberia, a été déclaré jeudi coupable de crimes en Sierra Leone par le tribunal spécial chargé de juger les responsables présumés des atrocités commises durant la guerre civile dans ce pays. A 64 ans, il est le premier ancien chef d'Etat africain condamné par une juridiction internationale.

Charles Taylor était notamment jugé pour sa responsabilité présumée dans des crimes de guerre et contre l'humanité en Sierra Leone, en particulier meurtre, viol, esclavage sexuel et enrôlement d'enfants soldats.

"La chambre conclut que l'accusé est pénalement responsable (...) d'avoir aidé et encouragé la commission des crimes 1 à 11 compris dans l'acte de l'accusation", a déclaré le juge samoan Richard Lussick lors d'une audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).

Pointe de l'iceberg

La décision du Tribunal spécial pour la Sierra Leone est un message fort contre l'impunité, ont estimé les organisations Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Pour Brima Abdulai Sheriff, chef du bureau d'Amnesty en Sierra Leone, ce verdict "rend justice, dans une certaine mesure, aux populations de Sierra Leone" mais les décisions contre M. Taylor "et les autres condamnés devant le TSSL ne sont que la pointe de l'iceberg".

ATS