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"Pas de place pour la haine", "Rentrez chez vous, nazis" ou encore "Pas en mon nom" pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans le cortège qui a réuni quelque 40'000 personnes à Boston.

KEYSTONE/EPA/MATTHEW HEALEY

(sda-ats)

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a défendu samedi le président Donald Trump, amplement critiqué pour avoir renvoyé dos à dos néo-nazis et anti-racistes après les violences de Charlottesville. Il a également exclu de démissionner de ses fonctions.

"Bien que j'aie du mal à croire que je doive me défendre sur ce point, moi ou le président, je me sens obligé de vous dire que le président, en aucune manière que ce soit, ne pense que les groupes néo-nazis ou d'autres groupes prônant la haine et la violence, soient équivalents aux groupes qui manifestent pacifiquement et en respectant la loi", a écrit M. Mnuchin dans un communiqué diffusé sur son compte Twitter.

"Le fait qu'il y ait des hommes et des femmes de grand talent autour du président devrait vous rassurer ainsi que le peuple américain", dit-il encore en réponse à ses ex-camarades d'université. Il répondait à un courrier adressé par plus de 350 de ses anciens condisciples de l'Université de Yale, lui demandant de démissionner "immédiatement". Ces derniers estiment qu'il s'agit d'un "devoir moral".

Les signataires, qui ont diffusé la lettre sur internet, lui reprochent en particulier d'avoir été présent aux côtés de Donald Trump lors de ses déclarations controversées après les violences de Charlottesville le week-end dernier, où un sympathisant néo-nazi a tué une militante anti-raciste.

Lors d'une conférence de presse mardi, le président des Etats-Unis, tout en condamnant les suprémacistes blancs et les néo-nazis qui avaient organisé une manifestation dans cette ville de Virginie (est), a provoqué une vive controverse en assurant qu'il y avait des torts - mais aussi des gens "très bien" - "des deux côtés".

Manifestation à Boston

Environ 40'000 manifestants ont convergé samedi sur Boston pour dénoncer le racisme et l'extrême-droite. La manifestation a été émaillée d'accrochages avec la police, preuve du climat électrique qui règne dans le pays depuis les événements de Charlottesville et les propos présidentiels.

Quelque 27 manifestants ont été arrêtés, mais aucun blessé "sérieux" n'a été déploré, selon le chef de la police de Boston, William Evans.

Les manifestants avaient répondu à un appel à se mobiliser dans ce bastion progressiste du nord-est des Etats-Unis contre un rassemblement convoqué en défense de la "liberté d'expression" - un mot d'ordre devenu symbole de discours anti-politiquement correct et parfois raciste.

Le chef de la police autant que le maire démocrate Marty Walsh ont néanmoins exprimé leur soulagement d'avoir évité le niveau de violence atteint à Charlottesville. "Personne n'a été blessé, personne n'a été tué (...), pas de dégâts substantiels, c'est une belle journée pour notre ville", a souligné M. Evans.

Cette manifestation de Boston est un des nombreux rassemblements prévus durant le week-end dans tout le pays. Samedi soir plusieurs milliers de personnes ont été dénombrées à Dallas, au Texas.

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ATS