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Le dirigeant Bo Xilai, dont la déchéance passionne actuellement la Chine, a précipité sa chute en recourant à un système généralisé d'écoutes visant les responsables du Parti communiste. Même le président Hu Jintao en a été la cible, a rapporté jeudi le "New York Times".

Les conversations téléphoniques de pratiquement tous les hauts responsables visitant la métropole de Chongqing, fief de Bo Xilai dans le sud-ouest du pays, étaient écoutées, a assuré le journal en citant des sources anonymes au sein du Parti communiste.

Mais, un jour, les services du gouvernement central ont détecté une écoute pratiquée sur un appel téléphonique à Chongqing du chef de l'Etat, Hu Jintao. Cette découverte a entraîné une enquête qui a accéléré la mise à l'écart de Bo Xilai, dont le style atypique et flamboyant dérangeait déjà à Pékin.

M. Bo a été limogé de son poste de chef du Parti communiste de la mégalopole de Chongqing en mars, puis suspendu du Politburo. Son épouse, Gu Kailai, est suspectée du meurtre d'un Britannique.

Saga retentissante

La saga Bo Xilai, l'affaire politique la plus retentissante en Chine depuis des décennies, passionne la population chinoise et la conforte dans sa conviction que la nomenklatura du Parti bénéficie de nombreux privilèges, dans un climat d'impunité.

Parmi les victimes collatérales de ce scandale au sommet figure aussi Bo Xiyong, frère de Bo Xilai, qui a démissionné de son poste de président-adjoint de China Everbright International, une société faisant partie d'un conglomérat étatique chinois.

Quant à Bo Guagua, le fils de 24 ans de M. Bo, il s'est défendu cette semaine d'avoir profité de faveurs lors de ses études au sein de prestigieux établissements à l'étranger, ainsi que d'avoir conduit une Ferrari en menant une vie dorée de "fils à papa".

ATS