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La Chine a mis en circulation une nouvelle version du billet de 100 yuans, qui ajoute au portrait de Mao Tsé-toung des modifications pour empêcher les contrefaçons. A peine introduit, il était toutefois rejeté par des guichets automatiques et certains magasins.

Le billet de 100 yuans (environ 15,70 francs), de couleur rosée, est la coupure la plus élevée disponible dans la deuxième économie mondiale. On y trouve toujours d'un côté une représentation de Mao, fondateur de la Chine populaire, et de l'autre, le Grand palais du Peuple, bâtiment de la place Tiananmen à Pékin et emblème du pouvoir central.

Mais, confrontées à une explosion des contrefaçons, les autorités ont ajouté à cette nouvelle version des nuances dorées et une bande réfléchissante plus large - rendant le billet si brillant qu'il a été aussitôt surnommé ironiquement "tuhao jin" par les internautes (c'est-à-dire "l'or des nouveaux riches").

Battage médiatique

Ces ajouts à la précédente version (2005) vont "aider le public à distinguer plus facilement les faux billets des vrais" et "rendra plus commode leur reconnaissance par des systèmes automatisés", selon la banque centrale chinoise (PBOC). Mais la mise en circulation de la nouvelle coupure, débutée en fanfare jeudi à grand renfort de battage médiatique, ne s'est pas faite sans accrocs.

Ainsi, les guichets automatiques de certaines banques, programmés pour accepter les dépôts d'argent, refusaient obstinément vendredi les nouveaux billets, rapportait le Dongya Jingmao Xinwen, un journal économique de Changchun (nord-est).

Un responsable d'un établissement bancaire, cité par le quotidien, a expliqué que ces guichets automatiques devaient subir une "mise à jour" de leurs logiciels avant de pouvoir reconnaître la nouvelle coupure.

Mal endémique

Certains supermarchés refusaient également le nouveau billet "doré", celui-ci déclenchant immanquablement les sonneries stridentes de leurs machines détectrices de faux billets, ajoutait le journal.

La contrefaçon de billets de banque reste endémique à travers le pays, en dépit d'opérations coup de poing des forces de l'ordre. La police de la province du Guangdong (sud) avait annoncé en septembre avoir saisi des stocks massifs de faux billets de 100 yuans, d'une valeur nominale totale de 210 millions de yuans (33 millions de francs).

Le gouvernement a par ailleurs insisté cette semaine sur le fait qu'il n'avait pas l'intention de lancer des coupures supérieures à 100 yuans, de façon à "contrecarrer à la fois les faux-monnayeurs et la corruption", alors que la pratique des pots-de-vin gangrène le Parti communiste au pouvoir, selon l'agence Chine nouvelle.

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ATS