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Christoph Blocher recourt contre la perquisition effectuée la semaine dernière à son domicile et au siège d'une de ses entreprises. Le conseiller national (UDC/ZH) estime qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire. La Cour suprême du canton de Zurich devra se prononcer.

Le tribunal a reçu le recours, a indiqué un porte-parole mardi à l'ats, confirmant une information de la "Neue Zürcher Zeitung". Le Ministère public avait perquisitionné il y a une semaine le domicile de Christoph Blocher à Herrliberg (ZH) et ses bureaux à Männedorf (ZH).

Selon Walter Hagger, l'avocat du stratège de l'UDC, interrogé par l'ats, le procureur aurait dû avoir d'abord l'autorisation du président de l'Assemblée fédérale, comme l'exige la loi sur le Parlement. Par ailleurs, la mesure était disproportionnée, selon le juriste. Une perquisition n'est pas le bon moyen pour retrouver des propos tenus il y a plus de trois mois.

Enquête pénale

Le Ministère public zurichois a ouvert lundi dernier une enquête pénale contre Christoph Blocher pour violation du secret bancaire. Le vice-président de l'UDC est soupçonné d'avoir participé à la transmission de données bancaires volées ayant conduit à la démission du président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand.

Le conseiller national estime que ses agissements dans cette affaire sont protégés par son immunité parlementaire. Le Ministère public zurichois a indiqué qu'il ferait une demande pour que la commission de l'immunité du Conseil national se prononce.

La décision pourrait ne pas tomber avant plusieurs mois. En effet, la commission devra d'abord décider si l'invocation de l'immunité est légitime et dans un deuxième temps, si elle lève l'immunité.

ATS