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Durant cet été caniculaire, les Alpes suisses ont enregistré un nombre d'éboulements supérieur à la moyenne. L'effondrement le plus spectaculaire s'est produit à la Grande Dent de Veisivi en Valais, avec un volume estimé à 80'000 mètres cube.

Les régions de permafrost situées au-dessus de 2500 m d'altitude ont été le théâtre d'incidents particulièrement fréquents, indique l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF). Ces écroulements rocheux ont déplacé parfois plusieurs dizaines de milliers de mètres cube.

Durant l'été 2015, la température de l'air était de 2,5 degrés supérieurs à la moyenne, indique le SLF. Mais à la différence de l'été particulièrement sec et chaud de 2003, les orages et les chutes de pluie étaient moins rares cette année. Or ce facteur a aussi contribué à déstabiliser les zones de décrochement.

Les chercheurs pensent que la conjonction de ces deux facteurs, canicule et présence d'eau plus abondante, est responsable de cette augmentation des éboulements. Car l'eau pénètre dans les fissures et exerce une pression sur la roche, déjà fragilisée du fait de la hausse des températures.

Les événements se sont produits de façon quasi quotidienne, à toute heure et dans toutes les expositions, à l'exception des pentes orientées sud, relève le SLF. La plus forte concentration d'écroulements s'est produite au mois d'août.

Egalement en hiver

Même si les températures sont nettement redescendues depuis les incidents de l'été, le danger n'est pas pour autant écarté. Des éboulements d'envergure pourraient également se produire cet hiver, prévient le SLF, car les masses rocheuses réagissent aux variations de température avec un certain retard.

Comme le montre l'analyse de la base de données du SLF, c'est surtout durant les mois d'été que des incidents de petite et moyenne envergure surviennent dans les régions froides et de haute altitude. Mais les grands écroulements rocheux peuvent avoir lieu tout au long de l'année.

L'éboulement survenu au Pizz Cengalo (GR) en décembre 2011, illustre bien ce fait. Un volume de 1,5 million de mètres cube de roche avait dévalé la pente en plein hiver à cette occasion.

Les effets de la canicule sur le permafrost ne sont pas encore connus. Il faut près de six mois pour que la chaleur de l'été atteigne une profondeur d'environ 10 mètres. Les premiers résultats de l'analyse sont attendus pour la fin de l'année.

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ATS