Toute l'actu en bref

Les drapeaux grec et chypriote sur la ligne verte: l'île méditerranéenne est divisée depuis l'invasion en 1974 des troupes turques dans le tiers nord de l'île en réponse à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce qui inquiétait les Chypriotes turcs (archives).

Keystone/EPA/KATIA CHRISTODOULOU

(sda-ats)

Les dirigeants chypriotes grec et turc se sont entretenus dimanche pour la première fois depuis la suspension en février des pourparlers de paix visant à réunifier l'île. Mais ils ne se sont pas mis d'accord sur une date de reprise des discussions, a annoncé l'ONU.

Réunis lors d'un dîner organisé par l'ONU, le dirigeant chypriote grec, Nicos Anastasiades, et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci, "ont eu un échange ouvert et constructif" sur les suites à donner au processus de paix, a indiqué l'ONU dans un communiqué.

Mais les deux hommes ont convenu après quatre heures de rencontre qu'il faudra "davantage de travail" avant de relancer les pourparlers, a-t-elle ajouté. L'organisateur de ce dîner, l'émissaire Espen Barth Eide, "continuera à être en relation" avec les deux leaders chypriotes pour favoriser "la reprise des négociations dès que possible", précise le communiqué.

Le dîner s'est tenu à l'hôtel Ledra Palace, situé dans la zone tampon de la capitale Nicosie, coupée en deux par la ligne de démarcation séparant les deux parties de l'île depuis les combats de 1974.

Nouvel élan depuis mai 2015

MM. Anastasiades et Akinci sont engagés depuis mai 2015 dans de fragiles pourparlers de paix, considérés comme un réel espoir de réunifier cette île méditerranéenne divisée depuis plus de 40 ans.

Mais les efforts de paix ont été brusquement interrompus en février dernier après un vote du parlement chypriote grec introduisant dans les écoles la commémoration d'un référendum de 1950 soutenant un rattachement à la Grèce. La minorité turcophone de l'île s'est toujours opposé à ce rattachement. M. Akinci a suspendu sa participation aux pourparlers après le vote du parlement.

Depuis l'adoption de cette loi, le climat de confiance entre les deux parties s'est dégradé, chacune accusant l'autre d'être responsable de l'impasse. Les derniers progrès réalisés ont été en grande partie le fruit de la relation personnelle entre M. Anastasiades et M. Akinci, dirigeant de la République turque du Chypre nord (autoproclamée, reconnue seulement par Ankara).

L'île méditerranéenne est divisée depuis l'invasion en 1974 des troupes turques dans le tiers nord de l'île en réponse à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce qui inquiétait les Chypriotes turcs. La République de Chypre, dont l'autorité ne s'exerce de facto que sur la partie sud de l'île, est membre de l'Union européenne depuis 2004.

ATS

 Toute l'actu en bref