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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est très impliqué dans les négociations sur Chypre.

Keystone/AP/KHALIL SENOSI

(sda-ats)

L'échange de propositions par écrit dans les pourparlers sur Chypre à Crans-Montana (VS) n'a pas rapproché les fronts sur le maintien de soldats turcs dans l'île divisée depuis plus de 40 ans. Appelé à la rescousse, le secrétaire général de l'ONU va revenir jeudi.

Mardi soir, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu avait indiqué à quelques journalistes qu'il avait souhaité, avec d'autres parties, qu'Antonio Guterres, déjà présent vendredi dernier, préside à nouveau les discussions dans la station. "Le retour du secrétaire général est très important", a-t-il estimé.

De son côté, le président chypriote Nicoas Anastiasiades a souhaité qu'une avancée puisse renforcer l'utilité de cette arrivée. L'ONU a confirmé officiellement mercredi soir la venue de M. Guterres. Certains veulent y voir une tentative de débloquer les pourparlers alors que d'autres affirment au contraire que cette arrivée montre que les discussions, qui durent depuis une semaine, peuvent avancer.

35'000 militaires turcs

Lundi, les parties avaient remis à l'émissaire de l'ONU Espen Barth Eide leurs propositions par écrit pour un accord. Le principal point de division reste celui de la sécurité et des garanties qui permettent à la Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne d'intervenir militairement sur l'île en cas de besoin.

Turcs et Grecs se sont accusés mutuellement de faire reculer les discussions. A plusieurs reprises, M. Cavusoglu a répété que le retrait des plus de 35'000 militaires turcs présents dans le nord de l'île n'était pas acceptable. Et au total, il souhaiterait le maintien d'environ 7000 soldats.

De leur côté, Grecs et Chypriotes grecs, qui seraient soutenus par les Britanniques sur ce point, proposent de conserver un peu plus de 600 militaires turcs et un peu plus de 900 grecs dans une période intermédiaire. Un mécanisme de surveillance d'un éventuel accord, notamment sur la sécurité, serait établi mais aucune des trois puissances garantes n'y participerait.

Présidence ou droits de propriété

Autre divergence, la Turquie souhaite que ses ressortissants qui habitent sur l'île aient les mêmes droits que les Grecs, au bénéfice de la libre circulation. Grecs et Chypriotes grecs seraient plutôt favorables à un quota.

Outre ces questions avec les puissances garantes, M. Anastasiades et le président chypriote turc Mustafa Akinci, reconnu seulement par la Turquie, doivent régler leurs différends sur le territoire, les droits de propriété et une présidence tournante du futur Etat fédéral. Selon les médias chypriotes, une priorité sera donnée aux propriétaires ou aux occupants actuels des maisons des territoires qui seraient restitués à l'autre partie.

Depuis une invasion turque en 1974, la République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004, n'exerce son autorité que sur la partie sud, où vivent les Chypriotes grecs. Tout compromis serait soumis à référendum dans chacune des deux parties de l'île.

ATS