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Le ministre grec des affaires étrangères Nikos Kotzias demande toujours à Crans-Montana le retrait des troupes turques du nord de Chypre pour une réunification de l'île.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Les pourparlers sur la réunification de Chypre entrent un peu plus dans le vif du sujet à Crans-Montana (VS). Après le départ du secrétaire général de l'ONU samedi, les parties ont préparé des propositions par écrit pour la reprise des discussions lundi matin.

Mais les positions restent divergentes sur la réunification de l'île divisée depuis plus de 40 ans. La Grèce a préparé une liste pour un mécanisme de surveillance d'un éventuel accord, le retrait de troupes et l'abolition des garanties qui permettent à ce pays, à la Turquie et à la Grande-Bretagne d'intervenir militairement, a dit son chef de la diplomatie Nikos Kotzias, cité par les médias chypriotes.

Le retrait de tous les soldats est également exigé par les Chypriotes grecs. La Turquie n'est toutefois pas prête à rappeler plus de 80% de ses 35'000 militaires présents dans le nord de l'île. Et elle demande les mêmes droits pour ses ressortissants que pour les Grecs qui résident à Chypre.

Cette semaine sera cruciale pour l'avenir de Chypre et de la région, a affirmé dimanche le président chypriote turc Mustafa Akinci, reconnu seulement par la Turquie. Il a ajouté que toutes les parties devraient faire preuve de la même résolution pour trouver un accord dans ces négociations lancées mercredi dernier.

Accord pour un paquet à atteindre

La question de la sécurité dans le futur Etat fédéral est la plus importante à résoudre. Mais, sans leurs puissances garantes, le président chypriote Nicos Anastasiades et M. Akinci doivent régler aussi leurs derniers différends sur une présidence tournante, le partage des territoires et les droits de propriété.

Samedi, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU avait déclaré qu'"une compréhension claire des éléments essentiels d'un paquet qui pourrait mener à un accord global avait émergé" entre les acteurs. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait auparavant rencontré à nouveau pendant la nuit MM. Anastasiades et Akinci mais aussi M. Kotzias, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu et leur homologue britannique des affaires européennes Alan Duncan.

Symbole de l'absence de percée réelle pour le moment malgré cette nouvelle étape dans le dialogue, M. Duncan est à nouveau reparti samedi soir, quelques heures après M. Guterres. Comme il l'avait fait mercredi dernier avec le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson.

Depuis une invasion turque en 1974, la République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004, n'exerce son autorité que sur la partie sud, où vivent les Chypriotes grecs. Tout compromis serait soumis à référendum dans chacune des deux parties de l'île.

ATS