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Pour Mustafa Akinci, président de la République turque de Chypre Nord (RTCN), la Conférence de Genève doit établir un "équilibre" pour que la volonté de sécurité des Chypriotes turcs ne constitue pas "une menace" pour les Chypriotes grecs.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le maintien ou non de militaires turcs dans le nord de Chypre reste un obstacle dans le dialogue vers la réunification de l'île. Le président turc s'est livré vendredi à une épreuve de force avec Nicosie et la Grèce, après la première phase de la Conférence de Genève.

Devant la presse, le président chypriote Nicos Anastasiades a répété à Genève qu'il souhaitait le retrait des quelque 30'000 soldats dans la partie turque de l'île depuis 1974. Un avis partagé plus tard par le chef de la diplomatie grecque Nikos Kotzias, cité par l'AFP.

"Le retrait total des soldats turcs est hors de question", a affirmé de son côté Recep Tayyip Erdogan. Interrogé sur ces déclarations, l'émissaire de l'ONU Espen Barth Eide n'a pas souhaité commenter. L'apaisement est plutôt venu du président de la République turque de Chypre Nord (RTCN) Mustafa Akinci.

Il a affirmé que la Conférence de Genève devrait précisément établir un "équilibre". La volonté de sécurité des Chypriotes turcs, à laquelle la Turquie doit continuer selon eux de contribuer, ne doit pas constituer "une menace" pour les Chypriotes grecs, insiste le chef de la RTCN.

Discussion technique prévue

Après la décision la veille par les participants à la Conférence de revenir mercredi prochain à un niveau technique, Espen Barth Eide a appelé à "ne pas perdre de temps" dans ce moment favorable. Selon lui, tous les acteurs souhaitent une reprise du dialogue politique rapidement lorsque le groupe de travail aura identifié toutes les questions à résoudre sur la sécurité et les garanties.

Elle pourrait avoir lieu avant la fin du mois de janvier. Elle pourrait même n'attendre que "quelques jours", a indiqué M. Akinci. Selon lui, un échec de la Conférence constituerait "une immense erreur". Les Chypriotes turcs s'attendent aussi à une aide de l'UE pour aligner la situation économique dans un futur Etat réunifié.

En dehors de la sécurité abordée jeudi avec les ministres des affaires étrangères des Etats garants, les cinq autres chapitres ont avancé entre Chypriotes grecs et turcs mais ne sont pas entièrement résolus. Les interactions vont se poursuivre entre eux sur l'île.

Divergences sur le territoire

Très attendues, les cartes de chacune des deux parties pour le territoire d'un futur Etat fédéral, présentées mercredi, n'ont convaincu aucune d'elles. "Mais nous pouvons négocier", a estimé M. Anastasiades.

Au Mont-Pèlerin (VD) il y a moins de deux mois, les discussions sur cette question avaient révélé des divergences de 1%. Les Chypriotes grecs souhaitaient que le territoire de la partie turque constitue 28,2% du total et les Chypriotes turcs demandaient 29,2%.

Par ailleurs, l'adhésion des Chypriotes à la possibilité d'une solution, l'état de droit ou encore la police dans la perspective d'une intégration de deux communautés divisées depuis plus de 40 ans sont autant de composantes à résoudre. Pour autant, les deux parties et l'ONU sont satisfaites des discussions menées depuis lundi à Genève.

Depuis l'invasion turque, la République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004, n'exerce son autorité que sur la partie sud, où vivent les Chypriotes grecs. La RTCN n'est elle reconnue que par la Turquie. Tout compromis serait soumis au vote par référendum dans chacune des deux parties de l'île.

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ATS