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CICR: la question des disparus en Syrie va prendre des "décennies"

Le CICR appelle les acteurs à rester pour contribuer à l''assistance de la population en Syrie (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

Le CICR s'attend à ce que la question des personnes portées disparues en Syrie prenne des "décennies". Il faudra aussi au moins dix ans pour décontaminer le pays des restes explosifs de guerre, affirme son directeur régional Fabrizio Carboni.

"Nous parlons de décennies" pour tracer les milliers de personnes disparues, voire davantage, après sept ans de conflit, a-t-il affirmé jeudi devant la presse à Genève, de retour de Syrie. Il y a quelques mois, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a partagé avec les autorités des listes d'individus.

"C'est vraiment le début" et il faudra un cadre institutionnel, affirme M. Carboni. Des réunifications ont déjà pu être observées, notamment une fille qui n'avait plus vu ses proches depuis quatre ans. Des familles s'enregistrent dans tout le pays et même depuis les Etats voisins.

"Je pense que des personnes du côté des autorités syriennes voient aussi que ce mouvement pourrait aussi aider" à une future paix consolidée, dit M. Carboni. Celles-ci "ont aussi leurs propres proches ou leurs propres disparus".

L'accès aux détenus s'améliore

Autre situation sur laquelle le CICR est actif, c'est l'accès aux détenus, qui s'améliore, y compris auprès des personnes retenues par les groupes armés. "Mais ce n'est pas suffisant", affirme le nouveau directeur régional.

Le Comité poursuit son assistance et il faudra "un engagement sur dix ans" au moins. La période notamment qui sera requise pour décontaminer le pays. A Alep, chaque jour, des personnes arrivent dans les hôpitaux après avoir été confrontées à des restes explosifs de guerre.

Selon M. Carboni, le principal défi pour les prochaines années sera de bénéficier de suffisamment de personnel et de ressources. Après avoir visité trois villes, il alerte sur l'importance de la tâche à accomplir.

Contrairement à l'ONU la semaine dernière, il est plus prudent sur l'échec des humanitaires dans leur mandat de protection des civils syriens. "La responsabilité première est celle de l'Etat et des combattants. Nous pouvons influencer ou expliquer à un Etat, nous ne pouvons le contraindre", dit M. Carboni. Il se rendra la prochaine fois à Hassaké. Et il souhaite aussi que l'accord actuel à Idleb puisse être maintenu.

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