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La banque Citigroup a annoncé mercredi qu'elle allait fermer la branche américaine de sa filiale mexicaine Banamex. Celle-ci a été épinglée par les autorités pour ses procédures de contrôles internes jugés insuffisantes.

La troisième banque américaine en termes d'actifs va également s'acquitter d'une pénalité financière de 140 millions de dollars (134 millions de francs) pour mettre fin aux investigations des régulateurs, indique-t-elle dans un communiqué. Elle précise que ses réserves vont couvrir cette amende.

Environ 100 millions iront à la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l'instance fédérale chargée de garantir les dépôts bancaires, selon un communiqué de la FDIC. Le reste sera versé à une autorité de surveillance californienne.

La liquidation de Banamex USA (BUSA) "est en cours et sera ordonnée", tient à préciser Citigroup. La banque ajoute que cette décision entre dans sa stratégie de réduction de taille pour renforcer ses fonds propres.

Basée à Century City en Californie, Banamex USA était accusée depuis 2012 par les autorités américaines de laxisme dans ses procédures de contrôles internes liées aux transferts d'argent et la lutte contre le blanchiment, selon les communiqués de la FDIC et de Citigroup.

300 emplois

Si cet accord solde ce litige, le département de la Justice (DoJ) mène par ailleurs une enquête contre Banamex USA. Il la soupçonne d'avoir omis de signaler des activités frauduleuses concernant des comptes bancaires appartenant probablement à des membres de cartels de drogue.

Banamex USA détient pour un milliard de dollars d'actifs et emploie environ 300 personnes. Elle est surtout présente dans les villes du sud des Etats-Unis comme Houston ou San Antonio (Texas). Ses clients sont le plus souvent des Américains ayant des intérêts au Mexique.

Elle fait partie de Banamex, filiale mexicaine de Citigroup rachetée en 2001 et secouée depuis 2014 par deux cas retentissants de fraude, qui ont conduit la maison mère à en reprendre le contrôle en avril dernier.

Banamex a notamment prêté de l'argent à des entreprises mexicaines se faisant passer pour des sous-traitants du groupe public Pemex. Mais il s'est avéré que le gouvernement mexicain avait cessé d'accorder des contrats à ces sociétés. La fraude a coûté environ 235 millions de dollars à Citigroup et a conduit le ministère américain de la Justice à ouvrir une enquête.

ATS