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Johann Schneider-Ammann a plaidé mercredi à Bruxelles la cause de la Suisse dans sa décision de rétablir les contingents à l'immigration pour huit pays de l'Union européenne. Il s'est néanmoins dit surpris de la virulence des réactions des Etats membres.

Le gouvernement n'a peut-être pas informé les partenaires européens de manière assez complète, a reconnu le ministre de l'économie. "Grâce aux informations complémentaires qui ont motivé le Conseil fédéral à rétablir la clause de sauvegarde, notre position sera mieux comprise", a-t-il ajouté devant la presse helvétique.

A son avis, les réactions de l'UE ont été plus violentes qu'attendu. La Commission européenne et les huit pays de l'Est concernés se basent sur l'idée que la Suisse a agi dans l'illégalité. "Nous pensons au contraire que notre décision est parfaitement légale", a souligné le conseiller fédéral.

Pas de liens avec les investissements

Mercredi, il s'est entretenu par téléphone avec le vice-premier ministre et ministre de l'Economie polonais Waldemar Pawlak. Si le Polonais a montré une certaine compréhension pour la décision suisse, il a aussi fait mention des investissements directs de la Suisse en Pologne.

Ces investissements se montaient à 5,3 milliards en 2010. Mais le chef du DFE a répondu qu'il n'était pas question d'établir un lien entre la clause de sauvegarde et les relations économiques Suisse-Pologne.

"Décision regrettable"

La question a également été discutée dans l'après-midi avec le commissaire de l'UE pour l'emploi et les affaires sociales Laszlo Andor. En tant que Hongrois, ce dernier a montré une sensibilité particulière pour le sujet et expliqué que Bruxelles ne partageait pas l'avis de la Suisse.

Dans les cercles proches de la Commission, on évoque toujours "une décision regrettable" de la Confédération, espérant que Berne revienne sur sa décision. M. Schneider-Ammann a cependant clairement affirmé que le Conseil fédéral ne ferait pas marche arrière.

ATS