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Le président américain Barack Obama a lancé lundi une mise en garde à la communauté internationale sur le climat. "Nous n'agissons pas assez vite, nous n'avançons pas assez vite", a-t-il averti à Anchorage lors d'une conférence internationale sur l'Arctique.

"Le climat change plus rapidement que nos efforts pour y répondre", a martelé M. Obama dans un discours au ton sombre. Il s'est ensuite longuement attardé sur les impacts dévastateurs des changements à venir en l'absence d'une réaction forte et coordonnée de l'ensemble des pays de la planète.

L'objectif de la communauté internationale est de limiter à 2 degrés Celsius la hausse des températures pour éviter un emballement climatique.

"La science est de plus en plus précise et prouve que ce qui fut une menace lointaine est désormais une réalité", a-t-il poursuivi. Il a évoqué "un défi qui définira les contours de ce siècle de manière plus spectaculaire que tout autre".

Accord à Paris

Le président américain a jugé nécessaire que les dirigeants mondiaux parviennent à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre lors de la conférence sur le climat de Paris (COP21), en décembre.

Il a également profité de cette allocution dans un Etat qui se trouve en première ligne face au réchauffement pour dénoncer l'attitude de nombre d'élus républicains qui contestent la responsabilité humaine dans les changements en cours.

L'Arctique subit déjà les effets du réchauffement climatique, a souligné le président américain, notant que l'Alaska connaît "l'un des taux d'érosion des côtes les plus rapides au monde".

Le chef de l'exécutif vient d'imposer, au grand dam de ses adversaires républicains au Congrès, des normes très strictes pour réduire les émissions de CO2 des centrales électriques.

Deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, les Etats-Unis se sont engagés sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

ATS