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La baisse de la nappe phréatique menace les moyens de subsistance des paysans dans le nord-ouest du Bangladesh.

Alexandra Wey/Caritas Suisse

(sda-ats)

Caritas Suisse tire la sonnette d'alarme s'agissant des réfugiés climatiques. L'ONG plaide pour qu'ils soient mieux protégés et appelle les Etats, dont la Suisse, à ne plus fermer les yeux sur leur situation et à prendre leurs responsabilités.

"Il faut en premier lieu poser un cadre juridique international permettant de reconnaître le statut de réfugié climatique et de leur offrir protection", exige Caritas Suisse dans une prise de position publiée jeudi en marge de la COP23 sur le climat à Bonn. Caritas invite le Conseil fédéral à promouvoir un statut de ce genre.

L'organisation regrette que les réfugiés climatiques ne soient pas reconnus par la Convention de Genève relative aux réfugiés. "Une carence à laquelle il faut d'urgence remédier", insiste-t-elle.

Mieux soutenir les pays pauvres

"Les pays riches comme la Suisse, avec leur exploitation effrénée des ressources, sont pourtant bien plus responsables du changement climatique que les pays en développement", dénonce Caritas. "Ils sont donc responsables des mouvements d'exil que le changement climatique engendre. Ils doivent prendre leurs responsabilités et travailler, aussi bien sur les causes des problèmes climatiques et de justice qu'ils posent, que sur la réduction de leurs effets".

L'ONG demande aussi que les pays pauvres soient urgemment soutenus financièrement afin de mieux se protéger contre les catastrophes naturelles et de mettre en place des stratégies d'adaptation aux changements environnementaux. Elle souhaite une action plus concrète à cet effet des pays qui ont ratifié l'Accord sur le climat de Paris.

"La Suisse doit contribuer notablement à freiner le changement climatique à l'intérieur de ses frontières", écrit encore Caritas. "Il faut promouvoir les énergies renouvelables, une production et une consommation durables et il faut adopter des instruments de financement selon le principe du pollueur-payeur".

Quelque 150 millions de réfugiés en 2050

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que le nombre de personnes déplacées à cause des événements climatiques extrêmes sera de 150 millions de personnes en 2050. Les réfugiés climatiques, ce sont d'abord les petits paysans, les éleveurs et les pêcheurs, les personnes sans terres et les habitants de bidonvilles des pays les plus pauvres, rappelle l'ONG.

"Ces personnes qui doivent fuir leur zone d'habitation n'arrivent que très rarement jusqu'en Suisse. Les pays en développement accueillent le plus grand nombre de réfugiés climatiques, les mouvements migratoires se faisant surtout au sein même des pays touchés ou dans les pays voisins", relève Caritas.

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ATS