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Il n'y aura pas d'accord sur le climat en décembre à Paris sans engagement financier, estime le président français. Les pays industrialisés devraient verser 100 milliards de dollars par an pour financer la transition énergétique des pays en développement.

"Si nous voulons réussir Paris, il faudra des engagements politiques, mais il faudra aussi des financements", a déclaré François Hollande lors d'un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris.

"Cent milliards de dollars pour 2020, c'était déjà une promesse qui n'a pas été tenue. C'est maintenant une obligation: sans les 100 milliards, il n'y aura pas d'accord à Paris", a-t-il insisté.

Selon lui, cette "somme est indispensable pour accompagner les efforts d'adaptation et pour permettre les transferts de technologie nécessaires". Le président français s'est félicité du fait que 56 pays, représentant plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre, ont déjà soumis leur contribution en vue de cette conférence, la COP21.

"Nous avançons, mais le plus difficile reste à venir, nous devons donc accélérer", a-t-il ajouté. M. Hollande a annoncé qu'il se rendrait à Pékin début novembre pour travailler avec le président chinois Xi Jinping et à Séoul où siège le Fonds vert pour le climat.

Le chef d'Etat a par ailleurs confirmé qu'il envisageait d'inviter les chefs de l'Etat et de gouvernement à venir au début de la conférence. "J'ai pensé que le mieux était d'inviter les chefs d'Etat et de gouvernement au tout début de la conférence et non à la fin, parce qu'à la fin, c'est déjà trop tard, a-t-il estimé. "C'est l'expérience que nous avons tirée de l'échec de Copenhague".

Partage des efforts

Les représentants de 195 pays sont attendus le 30 novembre à Paris, jusqu'au 11 décembre. Sous l'égide des Nations unies, ils doivent négocier lors de la 21e conférence sur le climat un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète.

L'un des principaux sujets de discussion de la conférence porte sur le partage des efforts entre pays développés, émetteurs historiques des gaz à effet de serre (GES) source du réchauffement, et pays en développement et émergents. Les pays en développement réclament que soit précisée la façon dont les pays industrialisés comptent arriver à verser les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020.

ATS