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Climat: le monde appelé à ne "pas trahir" les générations futures

A la tribune, Alain Berset a parlé des effets négatifs du réchauffement climatique en Suisse.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Les pays particulièrement menacés par ses impacts dévastateurs du réchauffement climatique ont appelé lundi les plus riches à faire plus. La Suisse a annoncé une aide de 120 millions de dollars pour aider les pays en développement à réduire leurs propres émissions.

Malgré les preuves irréfutables, le monde "ne va pas du tout dans la bonne direction" pour limiter les effets catastrophiques du changement climatique, a mis en garde le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lors d'un sommet organisé au 2e jour de la 24e Conférence de l'ONU sur le climat à Katowice, en Pologne.

Pour "beaucoup de gens, de régions et même de pays, c'est déjà une question de vie ou de mort", alors "il est difficile de comprendre pourquoi nous, collectivement, avançons toujours si lentement, et même dans la mauvaise direction", a-t-il ajouté devant un parterre clairsemé de chefs d'Etat et de gouvernements.

Mais pour les pays en développement déjà particulièrement touchés par la multiplication des sécheresses, des tempêtes ou l'élévation du niveau des océans, ce sont les pays riches qui doivent faire plus, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et pour aider le Sud à se préparer aux catastrophes.

L'Accord de Paris de 2015, dont les règles d'application doivent être finalisées pendant les deux semaines de cette COP, vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C.

Un récent rapport des scientifiques du Giec, tout en évoquant les nettes différences en termes d'impacts attendus entre ces deux objectifs, a aussi souligné qu'il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d'ici à 2030 par rapport à 2010.

200 milliards de dollars

Pour aider les pays en développement à réduire leurs propres émissions et à s'adapter aux impacts du réchauffement, les pays du Nord ont promis de porter d'ici 2020 leur soutien financier à 100 milliards de dollars par an. Mais si les flux augmentent, selon l'OCDE, cet objectif, loin de correspondre aux besoins colossaux, n'est pas encore atteint.

Alors qu'aucun des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre n'était représenté au plus haut niveau à Katowice, la Suisse a annoncé une aide de 120 millions de dollars, a indiqué en Pologne le président de la Confédération Alain Berset.

Cette somme provient de la Direction du développement et de la coopération (DDC) ainsi que du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Elle s'ajoute au soutien financier aux pays en développement pour la mise en oeuvre de leurs politiques climatiques.

Dans le détail, 76 millions de dollars iront à des projets et programmes bilatéraux, 12 millions au Fonds international de développement agricole (IFAD) pour des actions ciblées et 9 millions à l'initiative sur les systèmes d'alerte précoce aux risques climatiques (CREWS).

Dix millions sont destinés au "BioCarbon Fund", un fonds carbone lancé par la Banque mondiale et, pour les quatre ans à venir, 13 millions de dollars au Fonds pour les pays les moins avancés sur le front des changements climatiques ainsi qu'au Fonds spécial pour les changements climatiques.

Ambivalence polonaise

En Suisse, la température moyenne a augmenté de 2 degrés, soit plus du double de la moyenne mondiale, a poursuivi le président de la Confédération. L'impact le plus visible est la fonte puis la disparition des glaciers. Ceux-ci ont perdu un 5e de leur volume au cours des dix dernières années, a rappelé M. Alain Berset.

Mais dans un contexte géopolitique peu propice aux engagements, financiers ou autres, c'est la Banque mondiale qui a fait sensation, annonçant sous les applaudissement une mobilisation de 200 milliards de dollars pour 2021-2025.

La Pologne, présidente de la réunion qui se tient en pleine région houillère, a elle continué à défendre son industrie du charbon. Elle a proposé aux Etats de signer la "déclaration de Silésie" pour une "transition juste" vers une économie bas-carbone, mettant en avant les risques pour les travailleurs dont les emplois pourraient disparaître en cas de sortie des énergies fossiles. Mais certains craignent que l'initiative polonaise soit une excuse pour ralentir le passage à une économie bas-carbone.

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