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L'Association des cliniques privées de Genève a décidé de tenir compte de l'inflation négative et de baisser sa grille salariale de 1,24% entre 2015 et 2016. Le recul des salaires touche uniquement les nouveaux collaborateurs.

En raison du coulissement annuel, le personnel - hormis les nouveaux arrivés depuis le 1er janvier - a toutefois pu bénéficier d'une hausse de 0,26%, a déclaré mercredi à l'ats, Gilles Rufenacht, président des cliniques privées genevoises, revenant sur une information de la RTS. Le groupe compte environ 2000 collaborateurs.

Gilles Rufenacht précise "que les cliniques ne peuvent pas se permettre d'être déficitaires, sinon elles ferment. Elles doivent anticiper la diminution de la pression tarifaire, conséquence de la politique fédérale d'appauvrissement du système de santé".

"C'est un cas unique en Suisse à l'heure actuelle à ma connaissance" d'indexation de l'inflation négative, a déclaré Daniel Lampart, économiste en chef de l'Union syndicale suisse (USS). "Il y avait déjà eu des cas au Tessin, suite à l'abolition du taux plancher de l'euro", mais il y avait eu des grèves et on avait pu défendre le niveau des salaires.

"Il y a eu quelques menaces de baisses des grilles salariales des organisations faîtières mais presque pas de cas concrets, car c'est très dangereux". Cela ne reflète pas par exemple le coût de la vie qui continue d'augmenter, à cause des primes des caisses maladie, précise le syndicaliste.

L'USS a réussi par exemple à négocier avec les CFF que la convention collective tienne compte justement de l'évolution du coût de la vie et pas uniquement de l'inflation.

ATS