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Les dépenses de santé publique ne seront pas aussi hautes en 2011 et 2012 que le KOF l'a estimé lors de ses précédentes prévisions. Le Centre de recherches conjoncturelles les revoit en baisse de 540 millions de francs. Raison de cette réappréciation: le ralentissement économique.

La hausse pour 2011 devrait se limiter à 3,2% et celle pour 2012 à 3,0%, indique le KOF mardi. Au printemps encore, l'institut conjoncturel de l'EPF Zurich les estimait toutes deux à 3,4%. Cela représente une économie de 540 millions de francs par rapport aux prévisions précédentes.

Pour 2013, le KOF prévoit une augmentation de 3,5% des dépenses de la santé publique. L'ensemble des coûts se montera alors à 69 milliards de francs, soit 11,6% du produit intérieur brut (2011: 11,4%).

Hausse des salaires moindre

Le ralentissement conjoncturel force le KOF à revoir à la baisse le taux d'augmentation des salaires pour 2012. Celui-ci ne devrait atteindre que 0,7%, soit 0,3 point de moins qu'estimé au printemps. Le même ordre de grandeur est attendu pour 2013.

Les salaires sont un des facteurs qui influencent le plus les dépenses de santé. Une hausse des rémunérations du personnel médical rend les prestations plus chères. Par ailleurs, une augmentation des revenus des consommateurs leur permet de dépenser davantage pour leur santé.

En outre, diverses mesures d'économie ont été mises en oeuvre. La baisse du prix des médicaments permettra d'économiser 160 millions de francs par année en 2011 et 2012. La limitation de la communication et du télémarketing des assurances-maladie et des tarifs d'analyses de laboratoires plus bas, notamment, permettront aussi de faire baisser les coûts.

Il est par contre encore impossible d'anticiper l'impact du nouveau système tarifaire pour les soins stationnaires qui sera valable dès 2012. Avec SwissDRG (Swiss diagnosis related groups), des forfaits par cas seront facturés dans les hôpitaux.

ATS