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Un code de cinq couleurs est le mieux à même d'aider le public à choisir parmi les aliments industriels ceux étant le plus favorable à leur santé, a annoncé le Haut Conseil de la Santé Publique lundi à Paris. Selon lui, ce système est compréhensible par tous.

Pour manger plus équilibré, et éviter l'obésité, l'idée d'une information simplifiée sur la qualité nutritionnelle des denrées alimentaires, est inscrite dans le projet de loi française de santé publique. Un logo visible doit être placé sur la face avant de l'emballage.

Ce nouvel étiquetage nutritionnel, complémentaire et facultatif, -dont la version finale n'a pas encore été arrêtée- rencontre des résistances dans le milieu industriel et de la grande distribution. Chacun propose sa propre méthode.

A la demande du ministère français de la Santé, le Haut Conseil a passé en revue les divers systèmes proposés au niveau national et international. Il a retenu le système à 5 couleurs ("5-C"), en s'appuyant sur les études scientifiques disponibles, a-t-il fait savoir lundi à Paris

Lasagnes sauce bolognaise

"Ce système de code couleurs permet de se repérer rapidement sur la qualité nutritionnelle des produits de supermarchés, souligne le professeur Didier Jourdan, président de la commission prévention du Haut Conseil de la Santé Publique.

"Il permet de comparer des produits de marques différentes pour privilégier, par exemple, les marques de céréales les moins grasses et les moins sucrées ou les lasagnes sauce bolognaise ou les pizzas qui ont le meilleur profil nutritionnel", souligne-t-il.

S'il n'est "pas parfait", dit-il, le système 5-C a le mérite d'être simple et d'"attirer l'attention du consommateur" et lui permettre de classer les aliments selon leur qualité nutritionnelle. Il complète les autres indications (calories, lipides, glucides...) écrites en tout petit que la plupart des consommateurs ont du mal à interpréter.

Du vert au rouge

Par ailleurs, l'adoption de 5 classes (vert, jaune, orange, rose, rouge) permettra plus facilement de modifier la composition de l'aliment pour passer à une catégorie supérieure que les modèles à 3 ou 4 classes. Cela constitue une plus forte incitation pour les fabricants et industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits, note l'avis.

Basé sur un modèle de classement d'origine britannique, validé scientifiquement, il permet de classer les aliments du vert pour les aliments les plus sains au rouge pour ceux présentant le moins d'intérêt nutritionnel. Le système a été adapté à l'alimentation française et aux recommandations du programme national nutrition santé (PNNS).

Fromages et boissons

Afin d'ajuster le dispositif aux recommandations nutritionnelles françaises, un travail spécifique a été conduit pour les fromages, les matières grasses et les boissons.

Pour les fromages, l'apport en protéines et calcium est valorisé. Pour les boissons (hors vins et alcools), le vert est attribué à l'eau, seule boisson indispensable. Pour les autres, la teneur en sucre est le critère déterminant. Pour les matières grasses, le classement tient compte de la recommandation de privilégier celles d'origine végétales.

ATS