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Sous la violence du choc, les deux voitures de tête du train de voyageurs ont déraillé et se sont couchées.

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Des enquêteurs étaient à pied d'oeuvre lundi après la collision dimanche soir en Belgique de deux trains. L'accident a fait trois morts et une dizaine de blessés. L'hypothèse de dommages liés à la foudre sur l'infrastructure ferroviaire a notamment été évoquée.

Peu après 23h00, un train de voyageurs, roulant à environ 100 km/h, a percuté l'arrière d'un convoi de marchandises, circulant à 10 ou 15km/h sur la même voie, selon les premiers éléments de l'enquête. L'accident a eu lieu entre les villes de Namur et Liège, à hauteur de la petite commune de Saint-Georges-sur-Meuse.

Sous la violence du choc, les deux voitures de tête du train de voyageurs ont déraillé et se sont couchées. Une quarantaine de passagers se trouvaient à bord.

Le conducteur du train fait partie des trois personnes décédées, a précisé lundi le gestionnaire du réseau ferré belge Infrabel. Parmi les neuf blessés à des degrés divers, certains étaient dans un état préoccupant, avance l'agence Belga.

Parmi les vingt-sept autres personnes impliquées, certaines ont pu rentrer chez elle, ont indiqué les autorités.

Vues aériennes

"L'enquête est confiée à la police des chemins de fer" et deux experts sont "sur place", a déclaré Brigitte Leroy, substitut du procureur du Roi à la division de Huy du parquet de Liège. "La police va utiliser un hélicoptère pour prendre des vues aériennes", a-t-elle précisé. Et d'ajouter qu'il ne serait "pas simple de déterminer les causes".

Le gestionnaire du réseau a signalé un "coup de foudre" sur les installations électriques du tronçon ferroviaire "en début de soirée", soit quelques heures avant l'accident. "Il y a eu énormément d'eau tombée hier, d'autres lignes étaient sous eau. L'enquête dira s'il y a un lien avec les orages, s'il y a eu une surtension ou autre. Il faut tout envisager", a prudemment observé Mme Leroy.

"On a ressenti un grand choc, on a tous été projetés vers l'avant du train. Les bagages volaient partout, les gens qui n'étaient pas assis aussi", a raconté un jeune homme qui était à bord, au micro de la radio publique RTBF. De nombreux étudiants qui rentraient à Liège après le week-end se trouvaient parmi les passagers.

Condoléances sur Twitter

"Le train de voyageurs est véritablement dans un état lamentable, c'est très impressionnant. La première voiture est recroquevillée sur elle-même. Nous avons beaucoup de chance qu'il n'y ait pas plus de victimes", a déclaré Francis Dejon, le bourgmestre (syndic) de la commune de Saint-Georges-sur-Meuse.

Le Premier ministre belge Charles Michel a présenté via le réseau social Twitter ses condoléances aux familles et aux proches des victimes. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il devait se rendre sur place "en début d'après-midi" aux côtés du Roi de Belgique et du ministre de la mobilité, selon un communiqué.

ATS